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Enseignants et enseignements au cœur de la transmission des savoirs
Ce recueil est consacré à la question de la transmission des savoirs abordée non pas comme un transfert individuel, de personne à personne, dans le cadre de la famille ou de l’atelier, mais comme un système formel combinant de façon plus structurée un ou des enseignements. Cette problématique a fait l’objet de très nombreuses conférences, d’une extrême diversité, présentées lors du 143e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques tenu à Paris, en 2018. Leur point commun est principalement de s’interroger sur la transmission des savoirs par l’enseignement, son éventuelle formalisation, ses acteurs, ses méthodes et ses outils, voire ses enjeux. Le Congrès national des sociétés historiques et scientifiques rassemble chaque année universitaires, membres de sociétés savantes et jeunes chercheurs. Ce recueil est issu de travaux présentés lors du 143e Congrès sur le thème « La transmission des savoirs »
The role of greek, etruscan and italiot ceramic in french university collections between 1876 and 1940
Durant les dernières années du XIXe siècle, les premières collections de céramiques grecques, étrusques et italiotes sont créées dans les principales facultés des lettres françaises, à Paris, Bordeaux, Lille, Lyon et Montpellier. Bientôt, les facultés de Nancy, Caen et Toulouse en sont également pourvues ; en 1919, après le traité de Versailles, s'ajoute la collection strasbourgeoise. Ces collections sont destinées à accompagner l'enseignement de l'archéologie classique et sont associées à un vaste apparat principalement composé de moulages en plâtre, d'ouvrages, de photographies, de plaques de verre et d'autres type d'antiques originaux, notamment des figurines en terre cuite. Les collections universitaires de céramiques grecques, étrusques et italiotes témoignent d'une active politique menée en faveur de la science française, dès les débuts de la Troisième République. Dès 1875, d'importantes réformes sont prises, qui visent à moderniser l'enseignement supérieur et des subsides plus conséquents sont accordés pour la création et le développement de collections ; dans les mêmes années, l'archéologie classique s'institutionnalise et entre à l'université française. Ces collections prennent place dans les palais universitaires édifiés durant le dernier quart du XIXe siècle, aux côtés ou en marge des moulages. Le principal contributeur de ces collections de céramiques est l'État : les ministres de l'Instruction publique, les directeurs de l'Enseignement supérieur et les directeurs des Musées nationaux successifs, avec l'appui scientifique du musée du Louvre, orchestrent de vastes campagnes de mises en dépôt d'antiques de 1894 à 1923 ; les facultés des lettres françaises en mesure de recevoir de tels envois sont généreusement servies et peuvent ainsi constituer le noyau de leurs antiquaria et présenter des spécimens variés de céramiques antiques. Ces collections ont accompagné l'enseignement archéologique et son ancrage dans le paysage scientifique français, et témoignent de l'affirmation progressive de la science céramographique.Ce travail de recherche porte à la fois sur l'histoire de l'enseignement de l'archéologie et de l'histoire de l'art classiques et leurs méthodes, et sur la constitution, les rôles et la réception d'un pan des collections universitaires, dans le contexte très spécifique de la Troisième République.During the last years of the 19th century, the first collections of greek, etruscan and italiot ceramics were created in the main french faculties of Humanities in Paris, Bordeaux, Lille, Lyon and Montpellier. Then collections were founded in the Universities of Nancy, Caen and Toulouse ; in 1919, after the Treaty of Versailles, the collection of the Strasbourg University became french. Those collections were created to support the classical archaeology teaching et were associated with plaster casts, books, photographs, glass plates and some others archaeological objects such as terracotas. Those greek, etruscan and italiot ceramics collections showed the strong french political action in favour of science during the Third Republic. Since 1875 the french government reformed the higher education system, gave important subsidies to create learning collections ; at the same period, classical archaeology got an academic status as it accesses the university. Those collections were often exposed next to the plaster casts, in the university buildings built during the 25 last years of the 19th century. The french state was the main contributor of the establishment of those archaeological collections : several ministers, higher education directors and national museums directors, helped by the Louvre museum, organised a lot of depositions in favour of the faculties of Humanities from 1894 to 1923 ; thanks to those antiquities, the professors were able to build an antiquarium to show various specimens of greek, etruscan an italiot ceramics. Those collections were usefull for the archaeological and historical teaching. Moreover they were indicative of the progressive assertion of the ceramological science.This study concerns the history of classical archeology and history of art teaching and their methods ; it also concerns the creation, the roles and the reception of a part of the university collections during the Third Republic
BERTrade: Using Contextual Embeddings to Parse Old French
International audienceThe successes of contextual word embeddings learned by training large-scale language models, while remarkable, have mostly occurred for languages where significant amounts of raw texts are available and where annotated data in downstream tasks have a relatively regular spelling. Conversely, it is not yet completely clear if these models are also well suited for lesser-resourced and more irregular languages. We study the case of Old French, which is in the interesting position of having relatively limited amount of available raw text, but enough annotated resources to assess the relevance of contextual word embedding models for downstream NLP tasks. In particular, we use POS-tagging and dependency parsing to evaluate the quality of such models in a large array of configurations, including models trained from scratch from small amounts of raw text and models pre-trained on other languages but fine-tuned on Medieval French data
Translate your Own: a Post-Editing Experiment in the NLP domain
International audienceThe improvements in neural machine translation make translation and post- editing pipelines ever more effective for a wider range of applications. In this paper, we evaluate the effectiveness of such a pipeline for the translation of scientific documents (limited here to article abstracts). Using a dedicated interface, we collect, then analyse the post-edits of approximately 350 abstracts (English→French) in the Natural Lan- guage Processing domain for two groups of post-editors: domain experts (academics encouraged to post-edit their own articles) on the one hand and trained translators on the other. Our results confirm that such pipelines can be effective, at least for high-resource language pairs. They also highlight the difference in the post-editing strategy of the two subgroups. Finally, they suggest that working on term translation is the most pressing issue to improve fully automatic translations, but that in a post-editing setup, other error types can be equally annoying for post-editors
MaTOS: Traduction automatique pour la science ouverte
National audienceThis contribution presents the MaTOS (Machine Translation for Open Science) project, which aims to develop new methods for the complete machine translation (MT) of scientific documents between English and French, as well as automatic metrics to evaluate the translation quality. To this end, MaTOS is interested in (a) the collection of open resources for specialised MT ; (b) the description of textual coherence markers for scientific articles ; (c) the development of new multilingual processing methods for documents ; and (d) metrics to measure progress in document-level machine translation.Cette contribution présente le projet MaTOS (Machine Translation for Open Science), qui vise à développer de nouvelles méthodes pour la traduction automatique (TA) intégrale de documents scientifiques entre le français et l'anglais, ainsi que des métriques automatiques pour évaluer la qualité des traductions produites. Pour ce faire, MaTOS s'intéresse (a) au recueil de ressources ouvertes pour la TA spécialisée; (b) à la description des marqueurs de cohérence textuelle pour les articles scientifiques; (c) au développement de nouvelles méthodes de traitement multilingue pour les documents; (d) aux métriques mesurant les progrès de la traduction de documents complets
MaTOS: Machines à Traduire pour Ouvrir la Science
International audienceThis paper is a short presentation of MaTOS (Machine Translation for Open Science), a project focusing on the automatic translation of scholarly documents. Its main aims are (a) to develop resources (term lists and corpora) for high-quality machine translation, (b) to study methods for translating complete, structured documents in a cohesive and consistent manner, (c) to propose novel metrics to evaluate machine translation in technical domains. Publications and resources are available on the project web site: https://anr-matos.fr.Cet article présente brièvement MaTOS (Machines à Traduire pour Ouvrir la Science), un projet axé sur la traduction automatique de documents scientifiques. Ses principaux objectifs sont (a) de développer des ressources (listes de termes et corpus) pour une traduction automatique de haute qualité, (b) d'étudier des méthodes permettant de traduire des documents complets et structurés de manière cohérente et homogène, (c) de proposer de nouveaux indicateurs pour évaluer la traduction automatique dans les domaines techniques. Les publications et les ressources sont disponibles sur le site web du projet : https://anr-matos.fr
