19 research outputs found

    Working as a real estate agent. Bringing the clients in line with the market

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    International audienceDrawing on ethnographic observations and interviews, this paper examines the market work performed by real estate agents in a residential market. The research explores how agents are engaged in market work to sell themselves, the market and the products in order to sell houses. Agents first invest in the clients by self-presentation techniques (likeability, availability, appearance, taste). They also work to bring the clients in line with the market by making them accept the market and its hierarchies; and finally, they enable clients to conform with the market, by relying on prices as signals and taste hierarchies. They act as market devices contributing to market valuation as they are engaged in making residential choices emerge, balancing the cold reality of the market with warm relationships to foster clients’ engagement in transactions

    Des agents immobiliers au travail. Intermédiation immobilière, valorisation du logement et (re)production des inégalités sur un marché résidentiel de l’Ouest étasunien

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    This dissertation examines the work of real estate professionals (brokers and salespersons) on a local housing market. Drawing on two years of ethnographic fieldwork and interviews with real estate agents in a medium city in Arizona, the research highlights how agents’ professional activities contribute to influence transaction outcomes such as pricing, product and neighborhood preferences. Departing from the theoretical framework of market intermediaries, which posits that the exchange of goods is not based upon an automatic price matching between supply and demand, the research explores the formal and informal socialization of agents through a set of norms and rules to behave as market professionals; the use of social relationships to profit-making ends; and the participation of agents in the process of creating symbolic and market value by influencing preferences and prices, generating important implications for social and racial segregation literature Interviews and ethnographic observations serve to analyze the discursive and behavioral aspects of market work, how agents both talk and act on the market to create the conditions for market interactions such as selling and buying a house. The dissertation research investigates first the acquisition of socio-professional dispositions and the ethos of the real estate agent. It objectifies the professional culture in which real estate agents are socialized and the inculcation of professional dispositions; second, it examines the discovery of the client or the relational mechanisms of trust and client capture. It rests on a game of anticipations which must accurately decipher the social and symbolic horizon of clients. Third, the research evidences the matching of supply and demand or the contribution to clients’ preferences, pricing and location of the goods. It analyzes the professional and market practices around the encounters between agents and their clients, and the supply and demand of goods, envisions as social, physical and symbolic products. In observing working practices through multiple interactions, the research sheds light how real estate agents shape access to the territory, inequalities and reproduction mechanisms. At the intersection of cultural, urban and economic sociology, this work sheds light on the dynamics of a market with intermediaries to refine our understanding of housing inequalities.Ce travail de thèse examine la formation et le travail des agents immobiliers sur un marché résidentiel du Sud-Ouest étasunien. Il met en lumière les activités marchandes et professionnelles qui influencent le déroulement des transactions et la valeur des biens, à partir d’une enquête ethnographique de deux années menée auprès d’agents immobiliers dans une ville d’Arizona. Cette recherche s’inscrit dans la lignée de questionnements en sociologie économique et en sociologie du travail sur les « professionnels du marché », tout en proposant une contribution originale à une sociologie des inégalités urbaines. L’agent immobilier est successivement appréhendé comme figure du marché, travailleur professionnalisé et producteur d’espace résidentiel, en tant qu’acteur ayant sa propre position sociale (capital social, économique et culturel) et en tant qu’acteur de terrain ou travailleur (son statut et sa position dans le domaine professionnel de l’immobilier). Il est à la fois engagé individuellement par des rétributions économiques et symboliques, comme « promoteur du marché » ou comme investi d’une mission de préservation de l’ordre des différenciations sociales (mise en correspondance de clients, de biens et d’espaces). L’étude des pratiques et des transactions est menée sur trois niveaux d’analyse : 1) la socialisation des agents de manière formelle et informelle par un ensemble de normes et de règles de conduite pour devenir des professionnels du marché et acquérir des dispositions permettant de représenter et de « travailler le marché ». Une particulière est accordée à la formation des nouvelles recrues, car en tant que stagiaires, elles apprennent (et sont tenues d'acquérir) des dispositions professionnelles et commerciales particulières ; 2) la fabrication de la confiance et les outils mis en place pour capter le client notamment dans l’utilisation à des fins marchandes par les agents de relations sociales personnalisées avec leurs clients, incluant un travail sur le genre et la classe dans une homologie bien- client- agent ;3) la participation des agents au processus de création de la valeur symbolique et marchande des biens par les préférences et les prix, la façon dont les agents les évaluent et les valorisent tout en faisant jouer coopération et compétition. Cette recherche apporte un éclairage sur le travail effectué par les agents immobiliers dans les processus de choix résidentiels et de création de valeur sur le marché. S’appuyant sur l’école de Chicago, les travaux sur la growth machine et sur la ségrégation urbaine, elle montre que la valeur est « spatialisée » par un travail de différenciation sociale et d’homologie entre mode de vie et occupation de l’espace urbain. Cette mise en valeur est révélée durant les moments de vente et d’achat, reposant sur des mécanismes spécifiques portés par les agents immobiliers – invisibilisation des espaces, ciblage spécifique, anticipations, perceptions, régulation des prix –, qui donnent lieu à un tri urbain

    Eva Rosen, The Voucher Promise. « Section 8 » and the Fate of an American Neighborhood

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    Saisir la portée de l’ouvrage d’Eva Rosen demande, en préambule, de se familiariser avec l’émergence et le traitement scientifique des problèmes sociaux dans le contexte étasunien. Confrontés à une urbanisation galopante et une immigration massive dès le début du XXe siècle, les sociologues de l’École de Chicago observent une répartition ethno-raciale de la population dans l’espace urbain. En réaction à l’émergence d’un effritement des règles sociales existantes, phénomène qualifié de « désor..

    Des agents immobiliers au travail. Intermédiation immobilière, valorisation du logement et (re)production des inégalités sur un marché résidentiel de l’Ouest étasunien

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    Ce travail de thèse examine la formation et le travail des agents immobiliers sur un marché résidentiel du Sud-Ouest étasunien. Il met en lumière les activités marchandes et professionnelles qui influencent le déroulement des transactions et la valeur des biens, à partir d’une enquête ethnographique de deux années menée auprès d’agents immobiliers dans une ville d’Arizona. Cette recherche s’inscrit dans la lignée de questionnements en sociologie économique et en sociologie du travail sur les « professionnels du marché », tout en proposant une contribution originale à une sociologie des inégalités urbaines. L’agent immobilier est successivement appréhendé comme figure du marché, travailleur professionnalisé et producteur d’espace résidentiel, en tant qu’acteur ayant sa propre position sociale (capital social, économique et culturel) et en tant qu’acteur de terrain ou travailleur (son statut et sa position dans le domaine professionnel de l’immobilier). Il est à la fois engagé individuellement par des rétributions économiques et symboliques, comme « promoteur du marché » ou comme investi d’une mission de préservation de l’ordre des différenciations sociales (mise en correspondance de clients, de biens et d’espaces). L’étude des pratiques et des transactions est menée sur trois niveaux d’analyse : 1) la socialisation des agents de manière formelle et informelle par un ensemble de normes et de règles de conduite pour devenir des professionnels du marché et acquérir des dispositions permettant de représenter et de « travailler le marché ». Une particulière est accordée à la formation des nouvelles recrues, car en tant que stagiaires, elles apprennent (et sont tenues d'acquérir) des dispositions professionnelles et commerciales particulières ; 2) la fabrication de la confiance et les outils mis en place pour capter le client notamment dans l’utilisation à des fins marchandes par les agents de relations sociales personnalisées avec leurs clients, incluant un travail sur le genre et la classe dans une homologie bien- client- agent ;3) la participation des agents au processus de création de la valeur symbolique et marchande des biens par les préférences et les prix, la façon dont les agents les évaluent et les valorisent tout en faisant jouer coopération et compétition. Cette recherche apporte un éclairage sur le travail effectué par les agents immobiliers dans les processus de choix résidentiels et de création de valeur sur le marché. S’appuyant sur l’école de Chicago, les travaux sur la growth machine et sur la ségrégation urbaine, elle montre que la valeur est « spatialisée » par un travail de différenciation sociale et d’homologie entre mode de vie et occupation de l’espace urbain. Cette mise en valeur est révélée durant les moments de vente et d’achat, reposant sur des mécanismes spécifiques portés par les agents immobiliers – invisibilisation des espaces, ciblage spécifique, anticipations, perceptions, régulation des prix –, qui donnent lieu à un tri urbain.This dissertation examines the work of real estate professionals (brokers and salespersons) on a local housing market. Drawing on two years of ethnographic fieldwork and interviews with real estate agents in a medium city in Arizona, the research highlights how agents’ professional activities contribute to influence transaction outcomes such as pricing, product and neighborhood preferences. Departing from the theoretical framework of market intermediaries, which posits that the exchange of goods is not based upon an automatic price matching between supply and demand, the research explores the formal and informal socialization of agents through a set of norms and rules to behave as market professionals; the use of social relationships to profit-making ends; and the participation of agents in the process of creating symbolic and market value by influencing preferences and prices, generating important implications for social and racial segregation literature Interviews and ethnographic observations serve to analyze the discursive and behavioral aspects of market work, how agents both talk and act on the market to create the conditions for market interactions such as selling and buying a house. The dissertation research investigates first the acquisition of socio-professional dispositions and the ethos of the real estate agent. It objectifies the professional culture in which real estate agents are socialized and the inculcation of professional dispositions; second, it examines the discovery of the client or the relational mechanisms of trust and client capture. It rests on a game of anticipations which must accurately decipher the social and symbolic horizon of clients. Third, the research evidences the matching of supply and demand or the contribution to clients’ preferences, pricing and location of the goods. It analyzes the professional and market practices around the encounters between agents and their clients, and the supply and demand of goods, envisions as social, physical and symbolic products. In observing working practices through multiple interactions, the research sheds light how real estate agents shape access to the territory, inequalities and reproduction mechanisms. At the intersection of cultural, urban and economic sociology, this work sheds light on the dynamics of a market with intermediaries to refine our understanding of housing inequalities

    Monique Membrado, Alice Rouyer (dir.), Habiter et vieillir. Vers de nouvelles demeures

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    Issu du colloque « Vivre le vieillir : des lieux, des mots, des actes » organisé à Toulouse en 2009, cet ouvrage collectif sous la direction d’une sociologue (Monique Membrano) et d’une géographe (Alice Royer) regroupe des contributions de plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales (sociologie, psychologie, anthropologie, littérature, géographie, philosophie) autour de deux angles d’approche : les espaces résidentiels (logement et mobilités) et le vieillissement. L’originalité de..

    Sylvette Denèfle (dir.), Repenser la propriété. Des alternatives pour habiter

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    Qu’est-ce que le droit de propriété ? Quels rapports entretiennent les propriétaires à la propriété ? Quelles « formes » regroupe-t-elle ? Quelles sont les alternatives à la propriété privée individuelle ? Dirigé par Sylvette Denèfle, maître de conférences en sociologie à l’Université de Tours, cet ouvrage pluridisciplinaire, à la fois théorique et empirique, questionne la place de la propriété dans notre société. En dépit de certaines controverses, la propriété s’est construite sur une idée ..

    Housing as asset-based welfare. The case of France

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    International audienceIf France has been characterized as an intermediary case in housing regimes, the goal of this brief is to provide further qualitative dimensions to assess its peculiar form of Housing Asset-Based Welfare (HABW). To contribute to recent debates around homeownership, including the Western obsession with homeownership and the production of housing wealth and inequalities, we argue that despite French strong pro-homeownership policies since the 1970s and the will to keep afloat social welfare, a new regime based on housing policy, and retirement pension reforms developed since the 1990s. It favoured the advancement of ordinary financialization amongst French households, with a constant increase in the ratio of debt to disposable income, and unequal effects in terms of homeownership access and personal wealth
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