Madagascar Conservation & Development (E-Journal)
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Decrease of deforestation in Protected Areas of Madagascar during the Covid-19 years
Deforestation poses a significant threat to global biodiversity and ecosystem services. This study focuses on estimating the deforestation within Protected Areas (PAs) in Madagascar over a 21-year period from 2001 to 2022. A novel methodology utilizing remote sensing data and specific thresholds of tree canopy density is employed to estimate annual deforestation rates and identify trends and patterns within PAs. The analysis reveals significant deforestation in the PA network over the last decade, particularly in 2014, 2017, 2018, and 2019. Notably, the lowest annual deforestation rates were estimated during the Covid-19 years of 2020 (0.66%), 2021 (0.62%), and the subsequent year in 2022 (0.67%) when considering the entire network of 103 PAs with natural forests from 2013 to 2022.
Résumé
La déforestation constitue une menace importante pour la biodiversité mondiale et les services écosystémiques. Cette étude se concentre sur l'évaluation de l'efficacité des aires protégées (AP) pour lutter contre la déforestation à Madagascar sur une période de 21 ans, de 2001 à 2022. Une méthodologie novatrice utilisant des données de télédétection et des seuils spécifiques de densité du couvert arboré est employée pour estimer les taux annuels de déforestation et identifier les tendances et les modèles au sein des AP. Au cours de la dernière décennie, l'analyse révèle une déforestation significative dans le réseau des AP au cours de certaines années, notamment en 2014, 2017, 2018 et 2019. En revanche, il est intéressant de noter qu'entre 2013 et 2022, les taux annuels de déforestation les plus bas ont été estimés pendant les années de Covid-19 en 2020 (0,66 %), 2021 (0,62 %) et l'année suivante en 2022 (0,67 %) sur l’ensemble du réseau des 103 AP avec des forêts naturelles
Les déterminants de la réussite des initiatives exogènes de la diversification des Moyens de Subsistance des communautés de pêcheurs
The study conducted in Madagascar explores on the diversification of livelihoods in Madagascar was carried out to identify the determining elements of the livelihood strategies of fishing communities and to bring out the relevant points of intervention to move the system towards sustainable livelihood strategies. The study was carried out in two stages: first, investigations were undertaken in three areas (Toliara-Sud, Ambaro Bay and Belo sur Tsiribihina) in order to assess the livelihood strategies of fishing communities following the theoretical framework advocated by Ashley and Carney (1999). Secondly, more in-depth investigations were carried out on four projects aimed at the sustainable livelihoods of fishing communities, to draw lessons from their implementation while taking into account the contexts in which they were carried out. The study of the diversification of livelihoods in fishing communities in Madagascar first made it possible to highlight the vulnerability of coastal communities. We are in the presence of a population that corresponds to the typology of the poor described by Dissou et al. (2000): generalized poverty at the level of the five forms of Capital according to the concept of "capability" mentioned by Sen (1985, Gondard-Delcroix and Rousseau 2004). We are also in the presence of a very vulnerable population due to its strong dependence on natural resources and a very low diversification of its means of subsistence. Also, the population's only recourse is to develop survival strategies to the detriment, as usual, of natural capital. Lessons learned from the implementation of the four projects reviewed highlight the importance of both entry points and the performance of exit plans. The entry points evoke the need for participation, the determinants of which turn out to be, first, the superposition of the immediate, often economic, needs of the population and the “deferred” needs for the sustainability of natural capital. Active and effective participation also happens to be dependent on respect for the power and decision-making structure actually in force at the local community level. The performance of exit plans depends on the degree of completion of the institutionalization of the structures supporting the participation of local communities. During the examination of the targeted projects, one notices in a notorious way, on the one hand, the quasi absence of an approach by typology which constitutes the base of the approach by the sustainable means of subsistence. On the other hand, it was also noted the failure of an appropriate monitoring-evaluation system which would have allowed any effective and efficient capitalization.
Résumé
L’étude de diversification des moyens de subsistance à Madagascar a été réalisée pour identifier les éléments déterminants des stratégies de subsistance des communautés de pêcheurs et à en faire émerger les points d’intervention pertinents pour faire évoluer le système vers des stratégies de subsistance durables. L’étude a été réalisée en deux étapes en commençant par des investigations dans trois zones (Toliara-Sud, Baie d’Ambaro et Belo sur Tsiribihina) pour apprécier les stratégies de subsistance des communautés de pêcheurs suivant le cadre théorique préconisé par Ashley et Carney (1999). En second lieu, des investigations plus approfondies ont été réalisées sur quatre projets visant les moyens de subsistance durable des communautés de pêcheurs, pour tirer des leçons de leur mise en œuvre tout en tenant compte des contextes dans lesquels ils ont été exécutés. L’étude de la diversification des moyens de subsistance utilisés par les communautés de pêcheurs à Madagascar a permis de mettre en relief la vulnérabilité des communautés côtières, conformément à la typologie des pauvres décrite par Dissou et al. (2000) avec une pauvreté généralisée au niveau des cinq formes de capital selon le concept de capability ou capacité/aptitude (Sen 1985, Gondard-Delcroix et Rousseau 2004). Les populations sont extrêmement dépendantes des ressources naturelles locales sans véritable alternative pour diversifier leurs moyens de subsistance. Leur seul recours consiste ainsi à développer des stratégies de survie au détriment, comme à l’accoutumée, du capital naturel.
Les leçons tirées de la mise en œuvre des quatre projets examinés mettent en exergue l’importance aussi bien des points d’entrée que de la performance des plans de retrait. Les points d’entrée évoquent la nécessité de la participation dont les déterminants s’avèrent être, d’abord, la superposition des besoins immédiats, souvent économiques, de la population et les besoins différés pour la durabilité du capital naturel. La participation active et effective se trouve également être tributaire du respect de la structure de pouvoir et de prise de décision réellement en vigueur au niveau des communautés locales. La performance des plans de retrait dépend du degré d’achèvement de l’institutionnalisation des structures supportant la participation des communautés locales. Les projets ciblés montrent clairement une quasi-absence d’une approche par typologie qui constitue pourtant le fondement de l’approche par les moyens de subsistance durable, ainsi que la défaillance d’un système de suivi-évaluation approprié qui aurait permis toute capitalisation effective et efficace
Caractérisation et analyse des services écosystémiques de l’aire protégée Complexe Mahavavy Kinkony (Madagascar) selon la perception des communautés locales
Ecosystems provide multiple ecosystem services that contribute to the well-being of local communities. Knowledge of these services allows us to understand the interactions between nature and population and to plan the management of natural environments. The objective of this study is to analyze and characterize the ecosystem services provided by ecosystems inside the Mahavavy Kinkony Complex protected area. Socio-economic surveys in the form of semi-structured interviews (for household heads) and structured interviews (for resource persons) were conducted with 556 people in 19 fokontany. The surveys were coupled with direct observations of the daily activities of local communities. The importance of ecosystem services was assessed based on the response rate of the services cited. The characterization of ecosystem services was made according to fokontany, socio-professional groups, gender and age from an ascending hierarchical classification and a factorial analysis of correspondences. Four categories of ecosystem services (supply, regulation, cultural and support) divided into 137 services were identified, of which 45 types grouped into 15 classes are the most solicited. Supply services are the most diversified. The hierarchical classification made it possible to group the zone into four groups of fokontany. The preference and knowledge of the people surveyed depend on their profession and age. This study shows the general characteristics of ecosystem services in the Mahavavy Kinkony Complex protected area, but further studies on the relationships between ecosystems, services and beneficiaries are needed in the future.
Résumé
Les écosystèmes fournissent de multiples services qui contribuent au bien-être des communautés locales. La connaissance de ces services permet de comprendre les interactions entre la nature et la population et de planifier la gestion des milieux naturels. L’objectif de cette étude est d’analyser et de caractériser les services écosystémiques de l’aire protégée complexe Mahavavy Kinkony. Des enquêtes socio-économiques sous forme d’entretiens semi-structurés (pour les chefs de ménages) et structurés (pour les personnes ressources) ont été faites auprès de 556 personnes réparties dans 19 fokontany. Ces enquêtes ont été couplées avec des observations directes des activités quotidiennes des communautés locales. L’importance des services écosystémiques a été évaluée à partir du taux de réponses des services cités. La caractérisation des services écosystémiques a été faite dans les fokontany riverains, les groupes socio-professionnels, le genre et l’âge à partir d’une classification hiérarchique ascendante et d’une analyse factorielle de correspondances. Quatre catégories de services écosystémiques (approvisionnement, régulation, culturels et soutien) répartis en 137 services ont été identifiées dont 45 types regroupés en 15 classes sont les plus sollicités. Les services d’approvisionnement sont les plus diversifiés. La classification hiérarchique a permis de regrouper la zone en quatre groupes de fokontany. La préférence et la connaissance des personnes enquêtées dépendent de leur profession et de leur âge. Cette étude montre les caractéristiques générales des services écosystémiques dans l’aire protégée Complexe Mahavavy Kinkony mais des études approfondies sur les relations entre les écosystèmes, les services et les bénéficiaires sont nécessaires dans l’avenir
Exploring the potential of occupancy modelling using passive acoustics in Coua gigas and Coua coquereli
In highly threatened habitats such as the dry deciduous forests of western Madagascar, it is essential to develop new approaches to detect population changes and evaluate conservation measures. Passive acoustic monitoring (PAM) is such a promising approach. This method has many advantages over conventional methods, such as time efficiency, money savings, and reduced wildlife disturbance. It is especially suitable for studying occupancy and activity patterns of vocalizing species such as birds. Our study analyzed data recorded with autonomous sound recorders in 2018 in Kirindy Forest for the territorial calls of Coua gigas and Coua coquereli. We modeled occupancy and detection probability for both species in the study area. We also examined activity patterns and found that the peak of vocal activity for Coua coquereli is at 0700h and for Coua gigas at 1100h. To also test the value of PAM in relation to ecological factors we modeled occupancy and included logging status as a site covariate. We detected a positive influence of logging in occupancy of Coua gigas. Our study provides guidelines for future occupancy studies using PAM in the two coua species. We conclude that PAM will improve the ecological monitoring of soniferous animals in Madagascar.
RÉSUMÉ
Dans les habitats très menacés tels que les forêts sèches à feuilles caduques de l'ouest de Madagascar, il est essentiel de développer de nouvelles approches pour détecter les changements de population et évaluer les mesures de conservation. La surveillance acoustique passive (PAM) est une approche prometteuse. Cette méthode présente de nombreux avantages par rapport aux méthodes conventionnelles, comme le gain de temps, l'économie d'argent et la réduction des perturbations de la faune. Elle est particulièrement adaptée à l'étude des modèles d'occupation et d'activité des espèces vocalisantes telles que les oiseaux. Notre étude a analysé les données enregistrées avec des enregistreurs sonores autonomes en 2018 dans la forêt de Kirindy pour les vocalisations territoriaux de Coua gigas et Coua coquereli. Nous avons modélisé l'occupation et la probabilité de détection des deux espèces dans la zone d'étude. Nous avons également examiné les schémas d'activité et constaté que le pic d'activité vocale de Coua coquereli se situe à 0700h et celui de Coua gigas à 1100h. Pour tester également la valeur de la PAM par rapport aux facteurs écologiques, nous avons modélisé l'occupation et inclus le statut d'exploitation forestière en tant que covariable du site. Nous avons détecté une influence positive de l'exploitation forestière sur l'occupation de Coua gigas. Notre étude fournit des lignes directrices pour les futures études d'occupation utilisant la PAM pour les deux espèces de coua. Nous concluons que la PAM améliorera le suivi écologique des animaux sonifères à Madagascar
Aperçu sur la fragmentation de la forêt naturelle dans la Réserve Spéciale d’Ambohitantely et ses alentours entre 1949 et 2017, Hautes Terres Centrales
Cette étude vise à caractériser la dynamique de la couverture forestière et la fragmentation de la forêt naturelle de la Réserve Spéciale d’Ambohitantely et les zones périphériques dans un rayon de 10 km de la limite de l’aire protégée entre 1949 et 2017. Au total, cinq images satellitaires pour les années 1989, 1995, 2002, 2010 et 2017, et 59 clichés de photographies aériennes prises en 1949 ont été utilisées. La télédétection et le système d’information géographique ont été utilisés pour la cartographie de l’occupation du sol pour les six périodes d’études, ainsi que pour l’analyse de la dynamique de la couverture forestière et l’estimation de la perte de surface forestière. Six métriques disponibles sur le logiciel FRAGSTATS ont été sélectionnées pour l’analyse de la fragmentation à l’échelle du paysage à savoir, le nombre de parcelles (NP), la densité de parcelles (PD), la variabilité de la taille des parcelles (AREA_SD), l’indice de la dimension fractale (FRAC_MN), l’indice de contiguïté (CONTIG_MN) et l’indice d’agrégation (AI). Après une classification supervisée, les classes d’occupation du sol ont été reclassées en forêt ou non-forêt. La dynamique de la couverture forestière dans la zone étudiée a montré qu’une vaste zone forestière a été convertie en zone non forestière. L’estimation de la perte de forêt indique que le taux annuel dans la réserve varie, et la plus importante estimée à 586,4 ha soit 4,05% par an a été enregistrée entre 1995 et 2002, et la plus faible est de 473,4 ha soit 0,41% par an, entre 1949 et 1989. Les résultats ont montré la diminution du nombre de fragments ainsi que la densité des fragments depuis 1989 à 2017, ce qui indique la disparition de fragments forestiers. En parallèle, la réduction de l’indice de la dimension fractale et de la variabilité de la taille des parcelles révèlent la simplification de la forme des fragments et la faible diversification de la superficie des différents fragments. L’augmentation de l’indice d’agrégation contre la diminution de l’indice de contiguïté confirme l’isolement des fragments. AbstractThis study aims to characterize the dynamics of forest cover and fragmentation of the natural forest of the Ambohitantely Special Reserve between 1949 and 2017 and within a radius of 10 km of the boundary limit. Five different periods of satellite images were employed, specifically the years 1989, 1995, 2002, 2010, and 2017, as well as aerial photographs taken in 1949. Remote sensing and geographic information systems were used for land cover mapping for the six study periods, as well as for analyzing forest cover dynamics and estimating forest cover loss. Using the software FRAGSTATS, six different metrics were selected for the analysis of forest fragmentation at the landscape level: number of patches (NP), patch density (PD), patch size standard deviation (AREA_SD), mean patch fractal dimension (FRAC_MN), contiguity index (CONTIG_MN), and aggregation index (AI). Following a supervised classification, land cover classes were reclassified as forest or non-forest. The dynamics of forest cover at the site and over the study period indicated that considerable zones of forest were transformed to non-forested areas. The estimate of forest loss indicates that the annual rate in the reserve varies, and the largest estimated at 586.4 ha or 4.05% per year was recorded between 1995 and 2002, and the lowest is 473.4 ha or 0.41% between 1949 and 1989. The results indicate a decrease in the number of fragments as well as the density of fragments from 1989 to 2017 associated with the disappearance of forest. In parallel, the reduction of the mean patch fractal dimension and variability of the patch size denotes the simplification of the fragments’ shapes and the slight diversification of the areas of the different fragments. An increase in the aggregation index as compared to a decrease in the contiguity index confirms the isolation of the fragments
Addenda à l’article Revue des textes fonciers et forestiers pour la mise en œuvre de la restauration des paysages forestiers à Madagascar. Madagascar Conservation & Development 16, 1: 32–42
Dans un article récent par Herimino Manoa Rajaonarivelo, O. Sarobidy Rakotonarivo, Stefana Raharijaona, Eric Raparison, Mirindra Rakotoarisoa and Neal Hockley (2021), les remerciements avaient été omis de la version publiée. Nous les corrigeons ci-dessous.Article d'origine: <http://dx.doi.org/10.4314/mcd.v16i1.4>Original article: <http://dx.doi.org/10.4314/mcd.v16i1.4>
Clarification on protected area management efforts in Madagascar during periods of heightened uncertainty and instability
In early May 2022, Eklund and colleagues published an article in Nature Sustainability in which they attempted to demonstrate that the early 2020 lockdown imposed in Madagascar by the emerging COVID-19 pandemic had a direct impact on Protected Areas (PAs), with an increase in the number of fires, which then stabilized once the lockdown was over. The authors, undoubtedly in good faith but based on an incomplete understanding of the situation on the ground, were attempting to draw the attention of the international community and donors to the need to maintain and strengthen PA management efforts. Their contribution, while highlighting a real and urgent need, does not, however, do justice to Madagascar’s PA managers, who, in collaboration with the populations living in the vicinity of parks and reserves, maintained and in some instances increased efforts to ensure the integrity of parks and reserves during the COVID-19 period. Following the publication of this paper, we contacted the authors as well as the editors of Nature Sustainability in a collegial effort to draw their attention to the errors identified in the analysis and to point out how this led to a misinterpretation of what actually transpired during the lockdown. We submitted a carefully worded and argued rebuttal for possible publication in Nature Sustainability, which we regarded as justified given the nature and significance of the considerations we had carefully presented. Unfortunately, after several exchanges with the editor and indirectly with the authors, during which we made an honest and concerted effort to explain the problems identified and their reputational implications for PA managers in Madagascar, the journal ultimately declined to publish our response, to our considerable surprise. In order to ensure that these issues are shared with the diverse stakeholder groups involved in conservation and PA management, in Madagascar and elsewhere, we feel that it is our duty to draw attention to them their potential consequences, rather than adopting the questionable strategy of sitting back and hoping they will somehow self-correct themselves (see Vazire 2019). RésuméDébut mai 2022, Eklund et ses collègues publiaient un article dans Nature Sustainability dans lequel ils ont tenté de démontrer que le confinement de début 2020 imposé à Madagascar par la pandémie naissante du COVID-19 a eu un impact direct sur les aires protégées (AP) avec une augmentation du nombre de feux qui s’est stabilisée dès la fin du confinement. Les auteurs, certainement de bonne foi mais sur la base d’une compréhension incomplète de la situation sur le terrain, tentaient d’attirer l’attention de la communauté internationale et des bailleurs sur la nécessité de maintenir et renforcer les efforts de gestion dans les AP. Leur contribution, même si elle souligne un besoin réel et urgent ne fait en revanche pas justice aux gestionnaires des AP qui, en collaboration avec les populations riveraines des AP, ont maintenu, parfois accru leurs efforts pour maintenir l’intégrité des AP pendant la période COVID-19. Suite à la publication de l’article, nous avons contacté les auteurs ainsi que les éditeurs de Nature Sustainability dans un effort collégial pour attirer leur attention sur les erreurs identifiées dans leur analyse et pour souligner la msure dans laquelle elles ont mené à une interprétation totalement erronée de la situation qui prévalait pendant le confinement. Nous avons soumis une réfutation soigneusement formulée et argumentée à Nature Sustainability que nous estimions largement justifiée compte tenu de la nature et de l’importance des considérations présentées, mais après plusieurs échanges avec le rédacteur en chef et indirectement avec les auteurs au cours desquels nous présentions de manière honnête et concertée les problèmes que nous avions identifiés avec leurs les implications sur la réputation des gestionnaires des AP à Madagascar, le journal a finalement refusé de publier notre réponse, à notre grand étonnement. Pour nous assurer que ces questions soient partagées avec tous les acteurs et parties prenantes impliqués dans la conservation et la gestion des AP, à Madagascar et ailleurs, nous estimons qu’il est de notre devoir d’attirer l’attention sur les problèmes que nous avons identifiés ainsi que sur leurs conséquences éventuelles plutôt que d’attendre que les problèmes se règlent d’eux-mêmes (voir Vazire 2019)
CITES must take urgent action to save Madagascar’s unique species of rosewood and ebony
This contribution is an open letter to all CITES Management and Scientific Authorities, which is signed by all of the co-authors. As CITES convenes its 19th Conference of the Parties in November 2022, some of the largest seizures in history of illegally harvested CITES-listed species are poised to be handed back to the criminals who smuggled them out of Madagascar. Nearly 40,000 rosewood logs were illegally exported from the country in 2014, in clear violation of CITES and national embargos, as explicitly declared in Notices issued by the CITES Secretariat. The logs were seized by Singapore, Kenya, and Sri Lanka, but as a result of both passive and active interference from various Malagasy officials and aggressive use of these countries’ national court and political systems, orders have now been issued for the logs to be returned to the smugglers. Release of this wood would have catastrophic consequences for the future sustainable management of Madagascar’s remaining rosewood and ebony resources. We propose five essential steps that should be taken at the upcoming CITES CoP 19 in Panama to prevent this from happening. RésuméCette contribution est une lettre ouverte adressée à toutes les instances scientifiques et de gestion de la CITES, qui est signée par tous les co-auteurs. Alors que la CITES convoque sa 19e Conférence des Parties, en novembre 2022, plusieurs saisies importantes, les plus volumineuses de l’histoire dans un cas, d’espèces inscrites à la CITES et exploitées illégalement sont sur le point d'être rendues aux criminels qui les ont fait sortir clandestinement de Madagascar. Près de 40 000 rondins de bois de rose ont été sortis en contrebande de Madagascar en 2014, en violation flagrante de la CITES et des embargos nationaux, comme le déclarent explicitement les avis émis par le Secrétariat de la CITES. Ces rondins de bois de rose ont été saisis par les autorités douanières de Singapour, du Kenya et du Sri Lanka, mais suite à une ingérence active et passive de divers fonctionnaires du gouvernement de Madagascar et un usage agressif des systèmes judiciaires et politiques nationaux des pays dans lesquels les saisies ont eu lieu, l’ordre a maintenant été donné de restituer ces rondins aux contrebandiers. Nous énumérons ici cinq mesures essentielles qui doivent être prises lors de la prochaine CdP 19 à Panama pour empêcher que cela ne se produise