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Une méthode de sélection pour la tolérance aux mirides chez le cacaoyer, basée sur la résistance à la Lasiodiplodia Theobromae, un pathogène associé à des lésions dues aux prélèvements alimentaires
Cette étude visait à développer une méthode de sélection de génotypes de cacaoyers tolérants aux mirides, basée sur la réaction de la plante aux champignons associés au dépérissement causé par les lésions dues aux prélèvements alimentaires. Les espèces de champignon associées aux lésions dues aux prélèvements alimentaires des mirides ont été isolées à partir de brindilles de cacaoyer et de cabosses naturellement attaquées sur le terrain, puis identifiées. Une corrélation a été étudiée entre le dépérissement dû aux lésions dues aux prélèvements alimentaires des 1rùrides et le niveau d'infection fongique suite à une blessure mécanique. En se basant sur cette corrélation, un test de tolérance a été développé en se basant sur le niveau d'infection naturelle par Lasiodiplodia theobromae, les espèces de chan1pignons les plus répandues dans les lésions dues aux prélèvements alimentaires des rnirides, sur des génotypes de cacaoyers sélectionnés dans une pépinière de greffons. Une fine aiguille a été utilisée pour simuler les lésions dues aux prélèvements alimentaires des mirides sur des pousses de cacaoyer. L'infection causée par le développement de Lasiodiplodia theobromae sur les blessures mécaniques a été classée en utilisant une échelle de 0 à 5 points, 0 indiquant l'absence de tâche noire et 1 à 5 une taille croissante de la zone infectée. Les résultats ont montré que la sensibilité du cacaoyer à Lasiodiplodia theobromae varie d'un génotype à un autre. Le dépérissement dû aux prélèvement alimentaires des mirides et le niveau d'infection par Lasiodiplodia étaient fortement corrélés (r=0,90). Par conséquent, la taille des lésions causées par Lasiodiplodia theobromae étaient un bon indicateur de la résistance à ce pathogène, et par conséquent un indicateur de la tolérance aux mirides. La meilleure différenciation entre les génotypes est obtenue au cours de la 6o semaine après la blessure mécanique. De plus, les brindilles détachées devraient être disséquées le même jour. L'application du test sur des clones internationaux sélectionnés a révélé des différences significatives (P<O,O1 ) entre les génotypes concernant l'infection par Lasiodiplodia theobromae. De plus, une corrélation positive significative (r=0,63 ; p = 0,000 1 ) a été trouvée entre deux séries d'essais réalisés en utilisant les mêmes clones, ce qui suggère que la méthode peut être utilisée pour identifier des génotypes de cacaoyers tolérants. (Texte intégral
Dégats et influence du swollen shoot sur quelques paramètres de production de cacao en zones infectées en Côte d'Ivoire
Dans le but d'évaluer les dégâts et déterminer l'influence du swollen shoot du cacaoyer sur la production de cacao en Côte d'Ivoire, des essais épidémiologiques ont été instalés en zones infectées. Chaque es a été mis en place dans un foyer dans une cacaoyère atteinte par la maladie. Des cacaoyers ont été marqués de proche en proche en s'éloignant du centre du foyer tandis que des témoins ne présentant aucun signe de Ja maladie ont été repérés dans la partie saine de la cacaoyère. Ainsi, Les superficies détruites ont été estimées et la vitesse de progression de la maladie évaluée. Dans chaque essai, une description des symptômes, des comptages et des mesures de poids et la tailles des cabosses ont été effectués périodiquement sur les arbres repérés. Les résultats des observations épidémiologiques montrent que les manifestations de la maladie différent d'une localité à l'autre. Les dégâts et les pertes enregistrés sont considérables. Elles sont plus fortes sur le matériel végétal traditionnel par rapport aux cacaoyers sélectionnés. Par ailleurs, une forte réduction du nombre de cabosses, du volume des cabosses et du poids des fèves a été mise en évidence sur les cacaoyers les plus proches du centre du foyer par rapport aux témoins. Cette étude a montré que le swollen shoot du cacaoyer constitue un sérieux facteur de dégradation des cacaoyères en Côte d'Ivoire et nécessite sans délai des mesures de lutte assez rigoureuses étant donné que les foyers de la maladie deviennent difficiles à maîtriser lorsque leur taille augmente. Face à la situation actuelle de la maladie, la méthode de l'arrachage des cacaoyers ateints suivie de la replantation avec du matériel sélectionné constitue une première approche transitoire de lutte en attendant la selection d'hybrides de cacaoyers résistants aux principaux isolats viraux identifiés en Côte d'Ivoire. (Résumé d'auteur
Impact de la maladie virale du swollen shoot du cacaoyer sur la production de cacao en milieu paysan à Bazré (Côte d'Ivoire)
Objectifs : Evaluer l'impact de la maladie du swollen shoot du cacaoyer (CSSVD) dans des plantations paysannes naturellement infectées et caractériser les isolats viraux présents dans ces plantations. Méthodologie et résultats : Les observations ont été effectuées dans des cacaoyères atteintes de swollen shoot situées dans trois villages (N'zikro, Sokobakro et Kouamékro) de la sous-préfecture de Bazré au centre-ouest de la Côte d'Ivoire. Des mesures de dimensions et des comptages ont été réalisés dans les foyers, sur des cabosses et des fèves issues de cacaoyers avec symptômes de swollen shoot ainsi que de témoins sans symptômes et suffisamment éloignés des foyers. Pour chacun des échantillons prélevés de feuilles atteintes de swollen shoot, la les symptômes ont été décrits et la première partie de l'ORF3 du CSSV, amplifiée par les amorces de diagnostic a été séquencée.Les estimations ont montré que les cas de mortalité de cacaoyers dans les 5 parcelles des trois villages se sont élevés à plus de 30 000 cacaoyers représentant 23%. On a noté une diminution significative du nombre de cabosses (jusqu'à 54 % à N'zikro) et une réduction du poids des fèves (44 % à N'zikro, 35 % à Sokobakro et 33% à Kouamékro) sur les arbres atteints de swollen shoot comparativement aux cacaoyers témoins. L'analyse phylogénétique a mis en évidence uniquement la présence d'isolats du groupe B du CSSV dans toutes les parcelles d'étude. Conclusion et application : Cette étude, certes, réalisée dans un échantillon réduit de 5 parcelles, a montré que la maladie du swollen shoot a provoqué d'importants dégâts et constitue de ce fait un véritable désastre chez de nombreux cacaoculteurs du centre-ouest de la Côte d'Ivoire.. Il est donc impératif de mettre en place une stratégie de lutte efficace contre le swollen shoot en Côte d'Ivoire. L'une des solutions durables serait la sélection d'hybrides de cacaoyers résistants au virus intégrant à la fois les connaissances des méthodes de lutte agronomique, des vecteurs et de la diversité moléculaire du CSSV en Côte d'Ivoire. (Résumé d'auteur
Identification de caractéristiques agronomiques pour le diagnostic et la prise de décision de régénération des vergers de cacaoyers en Côte d'Ivoire
La régénération des vieux vergers de cacaoyers (Theobrama cacao L.) est une des stratégies mises en place en Côte d'Ivoire pour assurer une production durable de cacao. Une étude a été conduite en vue d'élaborer un guide pour réaliser un diagnostic rapide et adéquat des vergers et prendre la bonne décision de régénération, en optant judicieusement pour la réhabilitation ou la replantation. Un échantillon de 90 plantations de cacaoyers réhabilitées et de 75 autres replantées a été enquêté dans 12 départements représentatifs des trois principales zones de production de cacao du pays. Des données ont été collectées sur les caractéristiques agronomiques majeures de ces cacaoyères. Il s'est agi de la variété de cacaoyer, la superficie de la plantation, l'âge, le rendement, la densité de plantation, le nombre d'arbre d'ombrage permanent et le niveau des dégâts des insectes et des maladies. Les résultats ont montré que les critères discriminants des vergers régénérés sont l'âge, la densité de plantation et le rendement. Leurs valeurs moyennes sont comprises entre 25 et 30 ans pour l'âge, 800 et 1 000 arbres ha-1 pour la densité et entre 250 et 400 kg ha-1 an-1 pour la production. A partir de ces trois critères et de leurs valeurs moyennes, un guide a été élaboré pour le diagnostic des vergers de cacaoyers et la prise de décision. Selon ce guide, les vieilles plantations de cacaoyers (plus de 25 ans), dégradées et improductives doivent être replantés. Cependant, les cacaoyères plus jeunes ayant des densités de plantation et des rendements plus élevés que les valeurs moyennes ci-dessus devraient être réhabilitées. (Résumé d'auteur
Les caractéristiques agronomiques des vergers de cacaoyer (Theobroma cacao L.) en Côte d'Ivoire
Dans le cadre du projet PIC-Cacao, un diagnostic du verger cacao ivoirien a été réalisé en effectuant une enquête dans dix départements représentatifs des trois grandes zones productrices de cacao. Un échantillon de 800 producteurs a été enquêté. L'objectif était de décrire les caractéristiques agronomiques des plantations de cacaoyers en Côte d'Ivoire. Les résultats obtenus ont montré que ces producteurs sont en majorité analphabètes et ont un âge moyen de 49 ans. Quatre vingt pour cent (80 %) sont des petits planteurs possédant des vergers de moins de 10 ha. La cacaoyère est caractérisée par un verger mature dont plus de 60 % de la superficie est constituée de plantations de 11 à 30 ans. Ces vergers sont essentiellement installés après forêt, par semis direct à forte densité, en utilisant un matériel végétal " tout venant ". A l'âge adulte, 70 à 90 % sont conduits en " plein soleil " ou sous un léger ombrage permanent. Leur entretien est insuffisant. En effet, les fréquences de désherbage et de traitement phytosanitaire sont limitées à deux ou trois nettoyages par an et, à un ou deux applications d'insecticides par an. L'engrais est rarement utilisé. Ainsi, le verger est peu productif. Les rendements moyens sont compris entre 260 et 560 kg/ha/an. Ces résultats démontrent la faible productivité du verger cacao ivoirien. (Résumé d'auteur
Phytophthora megakarya and Phytophthora palmivora, closely related causal agents of cacao black pod rot, underwent increases in genome sizes and gene numbers by different mechanisms
Phytophthora megakarya (Pmeg) and Phytophthora palmivora (Ppal) are closely related species causing cacao black pod rot. Although Ppal is a cosmopolitan pathogen, cacao is the only known host of economic importance for Pmeg. Pmeg is more virulent on cacao than Ppal. We sequenced and compared the Pmeg and Ppal genomes and identified virulence-related putative gene models (PGeneM) that may be responsible for their differences in host specificities and virulence. Pmeg and Ppal have estimated genome sizes of 126.88 and 151.23 Mb and PGeneM numbers of 42,036 and 44,327, respectively. The evolutionary histories of Pmeg and Ppal appear quite different. Postspeciation, Ppal underwent whole-genome duplication whereas Pmeg has undergone selective increases in PGeneM numbers, likely through accelerated transposable element-driven duplications. Many PGeneMs in both species failed to match transcripts and may represent pseudogenes or cryptic genetic reservoirs. Pmeg appears to have amplified specific gene families, some of which are virulence-related. Analysis of mycelium, zoospore, and in planta transcriptome expression profiles using neural network self-organizing map analysis generated 24 multivariate and nonlinear self-organizing map classes. Many members of the RxLR, necrosis-inducing phytophthora protein, and pectinase genes families were specifically induced in planta. Pmeg displays a diverse virulence-related gene complement similar in size to and potentially of greater diversity than Ppal but it remains likely that the specific functions of the genes determine each species' unique characteristics as pathogens. (Résumé d'auteur
La résistance à la pourriture des cabosses due à Phytophthora spp., recherche des composantes de la résistance
La pourriture des cabosses du cacaoyer, due à des #Phytophthora#, sévit dans toutes les zones de production. Avec plus de 50 % de pertes de cabosses, l'Afrique centrale est la région la plus affectée par cette maladie. Le contrôle de cette maladie représente donc un enjeu majeur pour l'avenir de la cacaoculture mondiale et la sélection de matériel résistant constitue l'un des thèmes de recherche prioritaire pour de nombreux pays producteurs. Un projet international sur ce sujet, recevant un support financier de Caobisco, a débuté en juillet 1995. Ce projet, d'une durée de 5 ans, a pour objectifs : d'identifier les facteurs intervenants dans la résistance à cette maladie, de mettre au point et de valider des tests précoces de résistance, de détecter d'éventuels QTLs associés à la résistance et d'effectuer une première sélection de matériel résistant.Cet article présente les principaux résultats obtenus après 3 ans de fonctionnement. (Résumé d'auteur
La résistance à la pourriture des cabosses due à Phytophthora spp., recherche des composantes de la résistance
La pourriture des cabosses du cacaoyer, due à des #Phytophthora#, sévit dans toutes les zones de production. Avec plus de 50 % de pertes de cabosses, l'Afrique centrale est la région la plus affectée par cette maladie. Le contrôle de cette maladie représente donc un enjeu majeur pour l'avenir de la cacaoculture mondiale et la sélection de matériel résistant constitue l'un des thèmes de recherche prioritaire pour de nombreux pays producteurs. Un projet international sur ce sujet, recevant un support financier de Caobisco, a débuté en juillet 1995. Ce projet, d'une durée de 5 ans, a pour objectifs : d'identifier les facteurs intervenants dans la résistance à cette maladie, de mettre au point et de valider des tests précoces de résistance, de détecter d'éventuels QTLs associés à la résistance et d'effectuer une première sélection de matériel résistant.Cet article présente les principaux résultats obtenus après 3 ans de fonctionnement. (Résumé d'auteur
Second cycle de sélection récurrente du cacaoyer (Theobroma cacao L.) en Côte d'Ivoire : paramètres génétiques chez les deux populations constitutives après treize années d'observation
L'amélioration génétique du cacaoyer en Côte d'Ivoire est basée sur un schéma de sélection récurrente et réciproque ayant comme critères de sélection, la production, le rapport production / vigueur, la résistance à Phytophthora et aux mirides, et la qualité technologique. Les deux populations de base sont constituées, d'une part de Forastero Haut-amazoniens (HA) et d'autre part de Forastero Bas-amazoniens (BA) et de Trinitario (T). Le programme est à son deuxième cycle de sélection. Le premier cycle a abouti à la sélection et à la diffusion de cinq croisements d'intérêt agronomique. Pour le second cycle, le choix des géniteurs a été réalisé par une sélection de type " individus/famille ". Les familles ont été sélectionnées sur leurs performances, mais aussi sur la base du comportement des géniteurs du premier cycle. Les individus, dans les familles retenues, ont été sélectionnés sur les mêmes critères que pour les familles, auxquels s'ajoutent deux autres, les dégâts cumulés de mirides et l'appréciation du sélectionneur. Dans chaque population, 40 géniteurs " améliorés " ont été choisis. Un factoriel incomplet 20 x 20 dans lequel, chaque géniteur a été croisé de manière déconnectée avec 4 autres, a ainsi été mis en place en 2000 à la Station de recherche de Divo, pour chaque population. Les arbres dans chaque essai ont été plantés suivant un dispositif en randomisation totale de parcelles mono arbre. Les caractères évalués sont la vigueur, la production, le poids d'une cabosse et le taux de cabosses pourries. Après treize années de collecte de données, les résultats sur les paramètres génétiques (pourcentages d'additivité, aptitudes à la combinaison, corrélations, héritabilités et gains génétiques) sont présentés et discutés. Dans les deux populations, les pourcentages d'additivité dans la variance génétique sont particulièrement élevés (78 à 90 %) pour le poids moyen d'une cabosse et relativement plus faibles (27 à 65 %) pour le rendement et le taux de cabosses pourries. Cela suggère des effets d'additivité importants pour la taille de la cabosse et des effets de dominance accrus pour les deux derniers caractères. Un index de sélection combinant les quatre critères est construit pour améliorer l'efficacité de la sélection. Les listes des croisements et individus prometteurs au sein de chaque population sont fournies pour un taux de sélection de 1 %, dans la perspective de mettre en place des parcelles de validation des performances agronomiques de nouveaux hybrides et clones. (Résumé d'auteur
Etude de la maladie verruqueuse des cabosses
La maladie verruqueuse des cabosses (Warty Pod) est apparue en 1977 en Côte d'Ivoire. Elle se caractérise par l'apparition de boursouflures de couleur vert pâle, en nombre variable, à la surface des cabosses. Lorsque la cabosse parvient à maturité, une pourriture molle, due à Botryodiplodia theobromae, s'installe à l'emplacement de la verrue et envahit rapidement toute la cabosse. Les fèves deviennent noires et impropres à la consommation. L'agent inducteur de la maladie demeure inconnu, mais un insecte pourrait être impliqué dans sa transmission car la protection des cabosses contre l'action des insectes a réduit de manière significative l'apparition de cabosses verruqueuse
