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A la recherche du cybertemps (réflexions sur le cyberespace)
Nous analysons ici certains aspects du fonctionnement du cyberespace, en particulier ceux qui relèvent de la marche d’un temps qu’on pourrait lui joindre : le « cybertemps ». Cette analyse est reliée à notre façon de comprendre l’espace et le temps, toujours associés. Dans ce contexte, nous nous posons la question des propriétés du cybertemps et plus généralement nous cherchons à comparer les fonctionnements du cyberespace et du cybertemps d’une part, et ceux de l’espace et du temps de l’autre. On peut parler d’espace et de temps pour le cyberespace et le cybertemps ; par certains aspects, ces derniers renvoient à des expériences concrètes, et leur fonctionnement conteste même les abstractions excessives de nos représentations de l’espace et du temps en physique. A la manière d’un supermicroscope, le cyberespace apparaît comme un formidable révélateur de choses cachées mais bien réelles : des liens sociaux, des connaissances, des idées…. Mais par certains aspects, la correspondance avec les mots d’espace et de temps ne fonctionne pas correctement. Nous sommes alors devant le malaise d’un espace et d’un temps ramassés, niés même dans leurs propriétés élémentaires
Quel droit et quelle régulation dans le cyberespace ?
[À l'origine dans / Was originally part of : CRDP - Droit et technologies d'information et de communication
Internationalisation ou américanisation du droit public : l'exemple paradoxal du droit du cyberespace confronté à la notion d’ordre public
Pour les États récepteurs d’un message diffusé sur le Web, il est difficile d’y faire respecter leur propre ordre public interne. Pour y parvenir, il faudra un réel rapport de puissance ou de contrainte à l’encontre d’un contrevenant sur le Web. L’auteur nous illustre cette idée à travers deux affaires sensiblement identiques pour ce qu’il en est des faits, mais diamétralement opposées pour ce qu’il en est de leur conclusion. Dans l’une (Yahoo! Inc.), l’État français, confronté à plusieurs difficultés, ne réussit aucunement à faire respecter sa législation dans le monde virtuel de l’Internet. Dans l’autre (World Sports Exchange), l’État américain réussit aisément à condamner un homme qui violait sa législation à travers le Web et ce, même si le site Internet de cet homme n’était pas hébergé aux États-Unis. Constatant ces divergences, l’auteur se questionne alors quant à savoir s’il n’y existerait pas une définition commune d’un ordre public international face à Internet. Il souligne l’importance de trouver une réponse rapide à cette question et ce, dans le but d’échapper aux inégalités de fait entre les États et surtout à la prééminence de fait des États-Unis. D’ailleurs, à la lumière de l’analyse de l’Accord PNR (conclu entre l’Europe et les États-Unis), l’auteur nous démontre bien cette prééminence en matière de terrorisme. Il en vient alors à la conclusion que l’internationalisation du droit applicable dans le domaine du cyberespace semble être la seule solution possible pour en arriver à un respect de l’égalité des États dans ce domaine.States that receive messages broadcast over the Internet have difficulty ensuring compliance with their own legislation on domestic public order. Ensuring compliance would require real power or control over lawbreakers on the Web. The author illustrates this idea through two cases that seem to have virtually identical facts, but which were concluded in diametrically opposed ways. In one case (Yahoo! Inc.), the French government was faced with a number of problems and completely failed to obtain compliance with its legislation in the virtual world of the Internet. In the other case (World Sports Exchange), the American government had no trouble convicting a man who violated its legislation over the Web, even though the man’s Website was not hosted in the United States. Given these differences, the author asks whether there is a shared definition of international public order with respect to the Internet. He highlights the importance of finding an answer to this question quickly in order to attenuate de facto inequalities among states and especially the de facto pre-eminence of the United States. Moreover, in light of an analysis of the PNR Agreement (between Europe and the United States), the author demonstrates this pre-eminence in relation to terrorism. He then concludes that internationalization of law applicable in cyberspace seems to be the only possible way to achieve respect for equality among states in this area
Richard Powers et les technologies de la représentation. Des vices littéraires et de quelques frontières
Internet est une base de données multiforme, décentralisée, dynamique et en pleine expansion. Une structure de données capable de phagocyter tout ce que l’humanité a pu produire jusqu’ici. Tout est en voie de numérisation. La perspective a même quelque chose d’effrayant. \ud
Mais une machine est-elle capable, à l’heure actuelle, de s’emparer de cette masse de données et de la traiter afin d’en constituer des récits? Cette question, la nouvelle de Richard Powers, « Literacy Devices », parue à l’hiver 2002, lui donne un tour nouveau, mettant en scène une situation à la limite du possible jouant sur l’indétermination du statut des textes en contexte d’hypertextualité et de cyberculture. \ud
Par la réalité à peine anticipée du générateur de récits qu’elle met en scène, par les multiples effets de réel utilisés qui brouillent les lignes de démarcation entre la science et la fiction, la fable de Richard Powers est d’une extraordinaire efficacité. J’en décrirai les principaux procédés littéraires, montrant ce faisant qu’un médium aussi vieux et usé que peut l’être la littérature parvient parfois à se faire plus convaincant que le plus sophistiqué des logiciels. Comme le dit Powers, « Notre rêve d’un nouvel outil nous amène à croire que la prochaine invention nous donnera une meilleure image du monde, plus pleine, plus riche, plus précise aussi et immédiate, quand c’est l’opposé qui se produit. La télévision n’améliore pas l’efficacité de la radio, la photographie, celle de la peinture. Plus le médium est sophistiqué, plus le degré de médiation est élevé.
Questions au sujet de la cybercriminalité, le crime comme moyen de contrôle du cyberespace commercial
Cet article a pour but de clarifier la notion de cybercrime et de la situer dans un cadre criminologique où elle pourrait être utile à la compréhension du processus d’incrimination de nouvelles conduites et de l’organisation de la réponse organisationnelle et individuelle à la criminalité. En limitant la catégorie de cybercriminalité aux conduites faisant appel aux réseaux informatiques, des questions intéressantes sont soulevées au sujet du concept d’opportunité criminelle, de dommage, de victimisation, etc.This paper analyses the notion of “cybercrime” from a criminological point of view and proposes a number of ways in which it can be useful in the study of criminalisation and the organisation of official, organisational and individual responses. “Cybercrime” is defined as the use of computer networks in activities defined as criminal. This definition raises new questions regarding opportunity, harm, victimisation and other related concepts
Habiter l'espace public à l'ère de l'image : la vie politique des formes
National audienceDans cet article, nous aborderons la question du rôle politique d'internet " par la bande " en l'insérant dans une réflexion sur les relations entre espace public et esthétique, ce que nous définirons comme " la vie politique des formes ". Nous partirons des transformations des formes sensibles et de la circulation des images pour l'étudier. Pour notre terrain de recherche, nous analyserons quelques expérimentations artistiques au Canada (Montréal) et un atelier participatif en France (Gâvres) qui transforment profondément l'espace public et notamment l'espace de l'internet
Abordaje de la relación ciberespacio - construcción de ciudadanía: hacia un enfoque desde la comunicación educativa
La presente investigación aborda el tema de las tecnologías de la información y la comunicación desde un enfoque educativo, centrándose en la participación de las personas en un medio de comunicación, como lo son las páginas Web de Semana y El Espectador; para de allí develar posibles conceptos de ciudadanía emergentes del ciberespacio. En este sentido, la investigación utiliza una metodología de análisis textual llamada Análisis de Contenido, con el fin de interpretar los hallazgos fruto de este proceso a la luz de la propuesta antropológica que hace Pierre Levy de la inteligencia colectiva y de ¿qué es lo virtual? Para ello, se apuesta por interpretar los datos construidos a través de la construcción de un modelo que permita hablar de la realidad compleja que encierra a la investigación, para en últimas dar algunos interrogantes sobre lo que se viene en el campo de los estudios sociales en las TIC`s y cómo el Licenciado en comunicación e informática educativas esta llamado a ser parte de este proceso que empieza a gestarse
Nicolas W. Vermeys, Virus informatiques : responsables et responsabilités, Montréal, Thémis, 2006, 177 p., ISBN-10 2-89400-224-6.
Nature et impacts juridiques de la certification dans le commerce électronique sur Internet
Le sujet sur lequel porte la présente étude est inspiré de la problématique à la base du développement du commerce électronique : la confiance. En effet, l’accroissement exponentiel du nombre d’internautes et des sites Web commerciaux pose un sérieux problème à ce niveau. Ces sites présentent au public une information et des services divers, mais peu vérifiables. Ainsi, le principal obstacle au développement du commerce électronique avec les particuliers est le manque de confiance qu’inspirent les lieux visités. En effet, comment savoir si l’entreprise existe, quelles sont ses politiques concernant la sécurité ou la gestion des renseignements personnels, etc. La vérification et la certification des sites apparaissent comme une solution de plus en plus attrayante et utilisée pour ajouter cet élément de confiance. Déjà, de nombreux sceaux de qualité sont apparus sur les sites commerciaux. Certains sceaux portent sur la confidentialité tandis que d’autres ciblent la protection des consommateurs. La certification peut provenir de la compagnie même, d’un tiers certificateur ou d’un organisme public. Ces éléments constituent des balises et repères importants pour le consommateur sur Internet. Toutefois, les incidences légales sont multiples et certains concepts demeurent flous. Pour apporter une réponse à ces questions, nous définirons le concept de certification des sites Web et ses enjeux dont plus particulièrement la problématique de la confiance des consommateurs. Les différents objets de la certification seront analysés, tant au niveau de l’entité, du contenu du site que de la dimension transactionnelle de celui-ci. Les processus possibles et les impacts de la certification occupent la seconde partie du travail. Il s’agit d’examiner successivement les étapes menant à la certification, soit l’établissement des standards, de l’évaluation de l’entité et de la certification elle-même. L’analyse des impacts de la certification, tant sur le plan de la portée, de la responsabilité légale et des effets sur la concurrence de la certification constitue quant à eux, l’aboutissement de la recherche, soit de savoir quel est l’impact juridique d’un tel mécanisme. Le but de la recherche est de permettre au lecteur de mieux cerner ce phénomène de l’utilisation de la certification sur Internet avec ses avantages et ses limites. Certes, cet outil peut s’avérer très utile pour bâtir la confiance des consommateurs, promouvoir l’essor du commerce électronique et constituer une forme d’autoréglementation. Toutefois, mal utilisé ou mal encadré, il peut engendrer l’effet inverse et détruire cette confiance si fragile à construire dans un environnement dématérialisé.This study focuses on the major issue refraining the development of electronic commerce on the Internet: TRUST. As the Internet gains popularity and the number of people surfing its networks increases exponentially, the problem of confidence in electronic commerce and more specifically in commercial websites grows as a very sensitive issue. Commercial websites give out a very large spectrum of information. However, this information is difficult to verify and unfortunately sometimes inaccurate. From that point, the principal obstacle to e-commerce development on the Web is the lack of confidence in the information consumers find on websites. How will a person know if the business he/she wants to deal with really exists or not, what are its practices regarding security or privacy, etc. In that situation, the certification of Web sites appears as an attractive solution to build the consumers' trust. Many seals of approval designed for websites have already appeared on commercial sites. Some of them focus on confidentiality, others on consumers' protection. Certification can arise from the company itself, or from a private or public third party. These elements are important guides for the consumer on the Internet. The legal implications of certification are numerous and not quite so clear. To bring some elements of answer, the author starts by defining the concept of website certification and its use, particularly the problem of building consumers' trust. Website certification is discussed, from the identification of the certified party to the different aspects involved at a transactional level. The second part of the study focuses on the different mechanisms available and the impacts of certification. The author examines the successive steps to follow toward certification, which are the establishment of comprehensive standards, the evaluation by the certifying authority and the certification itself. Finally, the author analyses the legal impacts of a website certification, considering the level of certification, the effects on potential liability and on competition. The purpose of this study is to give an overview of the phenomenon of website certification, its positives aspects and its limits. Certification is an interesting tool to build consumers' confidence, promote e-commerce and self-regulate some industries. However, incorrect use of the tool can result in an opposite effect, that is to destroy a trust which is so hard to build, especially in a virtual environment
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