Ce mémoire analyse l’argumentaire du ministère des affaires étrangères de la République populaire de Chine (RPC) concernant le génocide ouïghour. À l’aide d’une analyse thématique et d’un cadre théorique décolonial et féministe, ce travail de recherche présente les arguments et les représentations des Ouïghour·e·s produits par le gouvernement chinois au sommet de la controverse sur le traitement des Ouïghour·e·s (2018-2023). L’analyse thématique s’effectue sur un corpus de 35 documents composés d’articles de presse publiés par la RPC à l’étranger, d’une transcription d’entrevue avec la presse et de conférences de presse. L’analyse a révélé que l’argumentaire du gouvernement chinois est divisé en quatre axes : 1) la désinformation, 2) la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, 3) le développement économique et la modernisation, et 4) le respect des droits humains. Les discours du gouvernement chinois instrumentalisent les représentations des Ouïghour·e·s à travers un vocabulaire raciste et colonial qui les déshumanise dans le but de légitimer les politiques répressives. Cette étude propose une réflexion globale sur la manière dont la RPC cherche à légitimer ses actions au Turkestan oriental (TO) en fabriquant un récit positif de « sauvetage » des minorités ethniques.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Ouïghour, génocide, discours, République populaire de Chine, communication politique, représentations, colonisation, décolonisation, intersectionnalité, analyse thématiqu
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