L'origami. Mémoire d'un oiseau en chute libre

Abstract

L’origami. Mémoire d’un oiseau en chute libre est un mémoire hybride où récit individuel et recherche se rencontrent pour interroger certains aspects identitaires entourant la question de l’adoption internationale. La première partie, D’un livre à l’autre, se déploie en deux volets : d’une part, elle présente le contexte socio-historique de la narratrice, adoptée de Chine, en retraçant les causes et les conséquences de cette trajectoire spécifique; d’autre part, elle expose les ressorts littéraires utilisés dans sa recherche-création où s’entremêlent différentes approches féministes et artistiques telles que l’autofiction, l’hybridité et l’autothéorie. La seconde partie est écrite en fragments, et propose une exploration intime et éclatée des expériences de la narratrice qui tente de recoller les morceaux d’une identité marquée par l’abandon initial. Dans cette seconde partie, le récit tisse un fil ténu entre les différentes dimensions de sa vie : le mystère irrésolu de sa naissance, le décès de son père adoptif, une peine d’amour qui persiste, ainsi que la pression de la performance qui traverse son parcours atypique. Explorant le mouvement dans le langage comme dans le corps, les scènes s’entrecroisent dans une structure non linéaire qui épouse le chaos des souvenirs et des questionnements identitaires présentés en vrac. En écrivant – et en s’écrivant –, la narratrice cherche à trouver un sens au vide laissé par l’adoption. Ce vide, métaphorisé par un « trou » au coeur de son être, devient un moteur de création et de réflexion. Le récit convoque des éléments autofictionnels, des souvenirs vécus ou réinventés, ainsi que des théories autour de l’identité, de l’appartenance et de la performativité. Ces théories sont intégrées aux réflexions personnelles pour former une autothéorie sur l’expérience spécifique de la personne adoptée de la Chine au Québec. L’utilisation d’une structure fragmentaire et d’un mouvement concentrique permet au texte de revenir sans cesse aux mêmes questions fondatrices. À travers cette quête identitaire sans promesse de résolution, L’origami expose l’instabilité inhérente à la mémoire et au langage. Il célèbre également l’acte d’écrire comme une forme de résistance face au vide, un espace où la narratrice peut se réapproprier son histoire, aussi fragmentaire soit-elle. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : adoption internationale, identité, hybridité, autofiction, autothéorie, écriture, deuil, performance, fragmentation

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Archipel - Université du Québec à Montréal

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Last time updated on 19/12/2025

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