'Centre pour la Communication Scientifique Directe (CCSD)'
Abstract
International audienceLa bioaccessibilité orale simulant la digestion humaine est un outil de plus en plus utilisé et reconnu pour affiner l’exposition de l’Homme aux éléments métalliques en lien avec l’ingestion de particules de sol [1]. Le test in vitro normé UBM (ISO 17924:2019 [2]) est recommandé dans la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués, actuellement validé in vivo/in vitro pour As, Cd et Pb. Pour As, la Haute Autorité de Santé (HAS ; [3]) recommande de dépister les populations dès lors que la concentration en As bioaccessible est supérieure à 25 mg/kg. Deux études illustrent la pertinence de la bioaccessibilité comme indicateur santé-environnement. La première visait à réaliser une étude statistique de la distribution en As bioaccessible à l’échelle nationale en considérant les sols du RMQS. Ainsi, sur les 353 échantillons considérés, à une exception près, les concentrations bioaccessibles sont inférieures à la valeur seuil de 25 mg/kg, avec une bioaccessibilité moyenne inférieure à 10 %. La seconde étude visait à élargir la portée du test UBM à d’autres éléments métalliques, notamment Cr et Ni. Leur bioaccessibilité montre des valeurs moyennes relativement faibles (< 10 % pour Cr et < 20 % pour Ni), indiquant qu’une part importante de la concentration totale de ces éléments est retenue dans le sol et peu disponible lors de la digestion. Ces résultats, très prometteurs, montrent l’intérêt de prendre en compte ce paramètre dans l’évaluation des risques sanitaires, mais sa validation est nécessaire au préalable par l’essai de biodisponibilité, réalisé sur un modèle porcelet
Is data on this page outdated, violates copyrights or anything else? Report the problem now and we will take corresponding actions after reviewing your request.