UNICITE ET COSMOPOLITISME : POUR UNE APPROCHE SOCIO-ESTHETIQUE
DE LA « MIGRANCE » DANS LA MIGRATION DES COEURS DE MARYSE CONDE
ET SARTORIUS D’EDOUARD GLISSANT
Par Cécile DOLISANE-EBOSSE
Il est difficile, dans une étude restreinte, de parler de deux immenses écrivains de la trempe de
Maryse Condé, la Guadeloupéenne, et d’Edouard Glissant, le Martiniquais. Le premier
réclamant un art poétique original ; « la voie Maryse Condé », c’est-à-dire celle qui concilie
les trois continents et, l’autre, se voulant l’apôtre de l’Universel qui revendique le droit à
l’opacité, à une poétique du divers ; l’antillanité étant,
selon lui, une entité à la fois unie et composite, résultant des apports multiples dans lesquels
tous les référents raciaux et culturels s’acceptent sans forcément se connaître [2]. Si ces deux
auteurs ont retenu notre attention, c’est parce que tous deux établissent une passerelle entre la
créolité et la négritude tout en réfutant l’enfermement dans une idéologie ou dans un système.
Même si tous deux reconnaissent la diversité culturelle comme une donnée enrichissante,
celle-ci se manifeste de diverses manières dans leur écriture, chacun ayant vécu ses propres
expériences diasporiques
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