Les romanciers africains se sont toujours fait l’écho des créations culturelles et linguistiques de leur milieu. C’est ainsi que nous pouvons apercevoir cette tendance dans la trajectoire littéraire des écrivains burkinabè qui n’échappent pas à cette règle. L’écrivain Etienne Sawadogo nous en fait une démonstration éloquente à travers l’usage judicieux qu’il fait de l’insertion de la littérature orale burkinabè dans son roman phare La Défaite du Yargha . En effet, ce roman fait intervenir des personnages traditionnels témoins de la parole traditionnelle moaaga. Ces derniers jouent le rôle de conteurs traditionnels. Ceci se manifeste par l’insertion de contes ou fables moose soalm wogdo dans le récit romanesque. L’insertion de la littérature orale se situe au niveau de l’emprunt de motifs traditionnels comme le motif de la ruse, le motif de la prédiction pour ne citer que ceux là
Is data on this page outdated, violates copyrights or anything else? Report the problem now and we will take corresponding actions after reviewing your request.