research

Perception dans les journaux français de la lutte québécoise aux anglicismes

Abstract

La résistance à l’anglais fait partie de l’histoire du français en Amérique du Nord. Avec la multiplication des échanges entre francophones et l’apparente anglomanie de la France, l’effort de francisation semble de plus en plus perçu comme une caractéristique québécoise. Que pensent les Français de cette intervention des Québécois sur la langue ? À partir des commentaires émis dans la presse française au sujet des quatre néologismes baladodiffusion, clavardage, courriel et pourriel, créés au Québec pour remplacer les mots anglais podcasting, chat, e-mail et spam, nous avons constaté que la perception des Français n’est pas homogène et varie en fonction de leur appartenance à l’un de ces trois types d’émetteurs : les spécialistes de la langue (linguistes, écrivains et autres) interviewés dans des articles, les lecteurs (dans les tribunes libres) et les journalistes (généralistes ou chroniqueurs).Abstract: Resistance to English words seems to be an intrinsic part of the history of the French language in North America. Francization efforts are perceived to be typically from Quebec, considering the multiplication of exchanges between francophone countries around the world and France’s Anglomania. What do the French think of Quebec’s way of addressing this issue? Based on comments from the French media about four neologisms created in Quebec (baladodiffusion, clavardage, courriel and pourriel, proposed to replace podcasting, chat, e-mail and spam), we analyze how perceptions differ depending of who is talking: language specialists (linguists, writers, etc.) interviewed in articles, readers writing in opinion columns and general journalists or columnists

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