Souvent revendiquée comme un art du fragment, la bande dessinée demande de raconter avec des bribes et des morceaux. De plus en plus, il ne s’agit plus seulement de découper une page et d’agencer ses images fragmentées, mais également de manipuler des fragments déjà préexistants. Cette communication s’attachera à évoquer ce large phénomène en se penchant sur la zone grise entre les gestes de collecte et de création, en proposant une petite archéologie de cette poétique du remix afin de mieux comprendre les processus matériels qui la composent et l’histoire dans lequel s’ancre ces usages