Cet article examine l’influence des écrits du frère Marie-Victorin (1885-1944) sur des oeuvres littéraires pour la jeunesse. Dans le domaine des sciences naturelles, les travaux de ce dernier ont inspiré en effet nombre d’écrivains durant les années 1930 et 1940 au Québec. Nous y abordons dans un premier temps les écrits du botaniste afin de décrire son influence à la fois dans le milieu scientifique et dans le champ littéraire. Dans un deuxième temps, nous proposons une lecture de quelques textes pour la jeunesse des années 1930 et 1940, dont le code est dicté en grande partie par l’oeuvre de l’homme de science. Plus précisément, Les trois fées du bois d’épinette (1936) de l’écrivain Maxine est soumis à l’analyse. L’étude montre que plusieurs femmes, à la suite du frère Marie-Victorin, ont choisi de rendre la science accessible aux jeunes et de populariser les discours savants au moyen de la fiction et du documentaire.This article examines the influence of the writings of Brother Marie-Victorin (1885-1944) on young people’s literature. Marie-Victorin’s work in the field of the natural sciences, in fact, inspired a number of Québec writers during the decade between 1930 and 1940. We begin by describing the influence of the botanist’s writings in the fields of both science and literature. Next, we propose to examine a few texts for young people in Québec between 1930 and 1940, where the code was largely dictated by the work of this man of science. We focus, more specifically, on the text Les trois fées du bois d’épinette [The Three Fairies in the Spruce Wood] (1936) by the writer Maxine. This article shows that after Brother Marie-Victorin, a number of women chose to make science accessible to young people and popularize scholarly discourse by means of fiction and documentaries