Sur la base d’une cinquantaine d’entretiens réalisés au Qazaqstan et en Turquie, l’A. analyse le rôle de l’Université turco-qazaque Ahmet-Yesevi de la ville de Turkestan dans l’évolution récente des relations entre la Turquie et les États türkophones d’Asie centrale. L’A. a bien saisi le malentendu qui prévaut dans ces échanges : tandis que le gouvernement d’Ankara considère cette université comme une institution commune à l’ensemble du monde türkophone, le régime d’Astana, véritable initiate..