Rapport final, Programme de recherche-développement « Pour l'innovation sociale et le développement en économie sociale et solidaire », DIIESES, 115 p.La question de savoir quelle place peut occuper le travail dans les organisations associatives prend d'autant plus d'importance dans la période actuelle que les associations évoluent et qu'elles deviennent de plus en plus des acteurs économiques à part entière. Elles sont alors souvent amenées à utiliser du travail salarié, à côté, et parfois à la place, du « travail » bénévole, à devenir donc des « employeurs ». Que devient alors le « travail » dans ce monde qui lui est a priori étranger ? Comment l'orientation de l'organisation par les valeurs et la conception de l'action que cela entraîne se traduit-elle dans l'utilisation du travail ? Dans un contexte général marqué d'une part par le développement significatif de l'emploi associatif, et d'autre part par l'âpreté des relations salariales et une propension à la précarisation, on peut se demander si ces organisations, qui s'affirment orientées par des valeurs humanistes, développent des pratiques spécifiques pour gérer cette « ressource humaine » que constitue le travail, que sa forme soit bénévole ou salariée