Dans cet article, l’auteure propose une lecture du paysage nordique comme lieu de la parole frontalière, offrant une version du cercle de l’augure, motif central dans l’esthétique de l’écrivain québécois Fernand Ouellette. Par son pouvoir de retournement, le paysage acquiert une opacité qui favorise la réverbération, répondant à la structure de La mort vive (1992), construit comme un concert d’échos. Le Grand Nord y serait non seulement cette page blanche sur laquelle la fin rencontre les origines, l’Occident, l’Orient, mais le palimpseste où se surimposent tant les œuvres, figures et identités des personnages du roman, que celles de l’écrivain