La lutte biologique par conservation repose sur la mise en place d’aménagements dans ou
autour de parcelles cultivées ou de modifications des pratiques culturales de façon à favoriser
la régulation des ravageurs des cultures par des auxiliaires de lutte biologiques indigènes.
Pour être efficaces, les méthodes de lutte biologique par conservation nécessitent toutefois
plusieurs pré-requis : (i) une bonne compréhension de la biodiversité associée aux
agrosystèmes, (ii) l’optimisation des échanges entre la culture et les autres composantes de
l’agrosystème, (iii) la prise en compte d’éventuels effets non-intentionnels associés aux
auxiliaires favorisés. Ces trois points sont discutés dans le cadre d’un programme en cours
dont l’objectif est d’évaluer l’intérét d’une plante méditerranéenne, l’inule visqueuse
Dittrichia viscosa L. (W. Greuther) (Asteraceae), pour la régulation de ravageurs dans deux
agrosystèmes, l’oliveraie et la culture sous serres