Les systèmes à igname traditionnels sont basés sur la défriche forestière et l'igname exigeante en matière de fertilité intervient en tête de rotation. Ces systèmes évoluent avec une disponibilité forestière décroissante vers une sédentarisation mais au prix de l'abandon de certains cultivars particulièrement rémunérateurs. Peut-il y avoir sédentarisation tant que des disponibilités forestières existent ? L'igname reste-t-elle une spéculation intéressante en systèmes sédentarisés où elle entre en compétition avec de nombreuses alternatives ? Ce sont ces questions que la modélisation bioéconomique va chercher à résoudre en partant de données d'enquête sur sites contrastés. (Résumé d'auteur