On a appliqué au Cameroun les méthodes et notations mises au point par l'I.F.A.C. pour l'étude de l'écologie du champignon et la prévision des attaques. On mène parallèlement les observations sur l'humidité, la température et l'évolution de l'infection définie par une notation conventionnelle, et la comparaison des courbes obtenues fait apparaître une corrélation nette entre l'apparition des attaques et celle des facteurs favorables qui peuvent agir séparément ou cumuler leurs effets. En suivant l'évolution des courbes météorologiques, on peut donc prévoir la première attaque à apparaître au début des pluies. Un traitement préconisé à temps à ce moment permet de juguler l'attaque, de retarder la suivante et d'en diminuer l'intensité. On a pu ainsi certaines années réduire de 20% le nombre de traitements nécessaire