La désacidification par réestérification enzymatique, mise au point sur des huiles hydrolysées modèles puis appliquée avec succès à l'huile de palme brute, n'est pas applicable directement à l'huile de son de riz, à cause notamment de la fraction non glycéridique de cette huile. Cette fraction contient en particulier des esters de l'acide ferrulique avec des alcools triterpéniques appelés "oryzanols" qui ont l'inconvénient de se fixer probablement sur la résine servant de support au biocatalyseur. L'influence de ces "oryzanols" a été étudiée sur une huile modèle acide reconstituée par addition de ces derniers, soit sous forme native en les apportant en solution dans leur matrice naturelle, l'huile de son de riz, soit sous forme isolée en les apportant par la fraction "insaponifiable" de l'huile de son de ri