Dans les zones sahéliennes africaines à traditions pastorales, les bouleversements climatiques récents ont induit des changements importants dans les pratiques traditionnelles de gestion des ressources fourragères par les sociétés pastorales. (Développement des surfaces mises en culture au détriment des surfaces de parcours dont la pression de pâturage entraîne une dégradation rapide, déplacement saisonniers modifiés, sédentarisation provisoire autour des points d'eau...). De nombreux exemples confirment cette évolution : de la Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Niger... jusqu'à Djibouti. Les systèmes oasiens et pastoralisme redeviennent complémentaires et synergiques pour mieux valorisé de manière reproductible les ressources d'un milieu fragile. Le développement des systèmes oasiens s'accompagne alors d'une forte demande pour la culture du palmier dattier, parfois aussi de conflits pour s'appropier l'eau et les sols irrigables, dans les pays sahéliens africains mais aussi ailleurs : au Brésil, en Inde... Pour que cet intérêt nouveau pour le palmier dattier et l'agriculture d'oasis ne reste pas qu'un engouement sans lendemain, il faudra respecter les savoirs faire traditionnels oasiens et les adapter aux demandes urgentes des populations des zones sèches qui veulent toujours y vivre et assurer une partie de leur subsistance alimentaire et faire face à la sécheress