On peut trouver sur les poulets domestiques l'une ou l'autre de trois espèces du genre Megninia : M. cubitalis (Mégnin 1877), M. ginglymura (Megnin 1877) et M. ortari, n. sp. ici décrite. Ces espèces ont été jusqu'ici confondues les unes avec les autres si bien qu'aujourd'hui, malgré l'abondante littérature accumulée en plus d'un siècle, il est impossible de préciser les hôtes, la répartition géographique et le pouvoir pathogène de chacune de ces espèces. Les auteurs essayent de faire un bilan des rares données valables existant sur le sujet. Ils ont par ailleurs recherché chez les différentes races sauvages de Gallus gallus les ancêtres des Megninia des poulets domestiques. Megninia cubitalis et M. ortari ont été retrouvées sur les coqs sauvages. Ces oiseaux hébergent aussi deux autres espèces du genre Megninia, M. crinita, n. sp. et M. dipeltata, n. sp., qui semblent ne s'être pas maintenues sur les poulets domestiques. Quant à Megninia ginglymura, elle ne paraît pas avoir été héritée des coqs sauvages. Ce serait un parasite du dindon sauvage. Après la domestication du dindon et son acclimatation dans le monde entier, M. ginglymura aurait réussi à s'implanter sur de nombreux Phasianidae de basse-cour ou de zoo, notamment le poulet domestique. (Résumé d'auteur