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Cultures vivrières associées à de jeunes cocotiers, exemples au Vanuatu

Abstract

Au Vanuatu, comme dans d'autres archipels du Pacifique, les cultures vivrières associées aux Jeunes cocotiers intensifient l'exploitation de la terre et assurent des revenus supplémentaires pendant la phase improductive de la cocoteraie. Deux essais ont montré la possibilité de cultiver igname, manioc, taro, patate douce, arachide, durant les quatre premières années de la plantation des cocotiers. Par rapport au témoin, cocotier pur, les cultures intercalaires ne paraissent pas avoir compromis le développement végétatif et sexué des arbres. Par contre, les cultures ont accentué la diminution des éléments échangeables du sol, en particulier le potassium. Le manioc et l'igname, par exemple, ont eu, pour les deux premières campagnes, des rendements respectifs moyens de 58 et 15 t/ha cultivé. Le vieillissement des cocotiers qui augmente la compétition racinaire et réduit le taux de transmission du rayonnement incident, seulement 30 à40 % sous des cocotiers de 5 ans, entraîne une réduction du rendement des cultures associées, soit seulement 26 t/ha de manioc pour les deux dernières campagnes. Ces cultures associées auraient permis en milieu paysan une valorisation de la joumée de travail, très variable selon les cultures et les campagnes, mais pouvant être estimée entre US5et10pourlemaniocetligname,maisseulementUS 5 et 10 pour le manioc et l'igname, mais seulement US 2 à 3 pour la patate douce et l'arachide. En conclusion, des cultures vivrières judicieusement choisies et échelonnées durant les premières années d'une jeune cocoteraie, doivent assurer des revenus supplémentaires pouvant favoriser la réussite de programmes de rénovation des vieilles cocoteraies. L'étude est poursuivie quant aux effets de cette intensification sur la fertilité du sol et le comportement des cocotiers. (Résumé d'auteur

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