Este artículo, parte de un estudio más amplio sobre el antifascismo de los años 1930, analiza la repercusión de la insurrección española de octubre de 1934 en Francia desde una perspectiva fronteriza entre la historia cultural de la política y la historia de la acción colectiva. Describe la movilización de la izquierda francesa en defensa de los insurrectos en sus aspectos políticos, sociales y discursivos, subrayando sus continuidades con episodios anteriores como el caso Ferrer de 1909 y las especificidades del incipiente movimiento antifascista que protagonizó la protesta (y que ésta contribuyó a su vez a construir). Se basa en fuentes hemerográficas y en documentación extraída de archivos españoles (AGA, Fundación Pablo Iglesias) y franceses (Archivos de la Prefectura de Policía de París, Archivos de la Ligue des Droits de l’Homme), ofreciendo un punto de vista original sobre la organización y las actividades de los principales comités implicados en el movimiento: en particular el Groupe des amis de l’Espagne y el Comité populaire d’aide à toutes les victimes du fascisme en Espagne.Cet article qui s’inscrit dans le cadre d’une étude sur l’antifascisme des années 1930, analyse la répercussion de l’insurrection espagnole d’octobre 1934 en France, depuis une perspective croisée entre l’histoire culturelle de la politique et l’histoire de l’action collective. Il décrit la mobilisation de la gauche française pour défendre les insurgés en soulignant les continuités avec les épisodes passés, comme le cas Ferrer de 1909, et les spécificités du mouvement antifasciste naissant, pilier du mouvement protestataire. Il se fonde sur la presse et des archives espagnoles et françaises offrant un point de vue original sur l’organisation et les activités des principaux comités impliqués dans le mouvement : le Groupe des amis de l’Espagne et le Comité populaire d’aide à toutes les victimes du fascisme en Espagne.This article, which is based on a broader study of 1930s anti-fascism, analyses the impact in France of the insurrection in Spain in 1934, from a standpoint somewhere between a cultural history of politics and a history of collective action. It recounts the political, social and discursive aspects of the mobilisation of the French left in defence of the insurgents, highlighting continuities from earlier events like the Ferrer case of 1909 and the particularities of the nascent anti-fascist movement which led the protest (and which this helped to build). It draws on newspaper records and on documentation from archives in Spain (AGA, Fundación Pablo Iglesias) and France (Archivos de la Prefectura de Policía de París, Archivos de la Ligue des Droits de l’Homme) to present a fresh view of the organisation and activities of the principal committees involved in the movement—particularly the Groupe des amis de l’Espagne y el Comité populaire d’aide à toutes les victimes du fascisme en Espagne