C’est sur la toile de fond historique de la « crise de la littérature comparée »
qu’est examinée dans cet article de quelle manière Douglas Gordon Jones a conjugué poésie,
comparatisme et traduction au cours des années soixante et au-delà, en réponse à la
situation telle qu’elle se présentait alors à lui. Sa réponse fut la littérature canadienne comparée, dont la traduction littéraire
sera dès le départ un élément constitutif et à laquelle se grefferont bientôt des réflexions
traductologiques.This article looks at the way in which Douglas Gordon Jones brought together poetry,
translation and comparatism in the context of, and as a response to the “crisis in
comparative literature” in the 1960s. Literary translation was a cornerstone of Jones’
conception of Comparative Canadian Literature, a model that subsequently inspired
Translation Studies scholarship.