research

Le goût du risque : KÀ de Robert Lepage et du Cirque du Soleil

Abstract

Cet article se veut un examen critique de la première collaboration entre Robert Lepage et le Cirque du Soleil, qualifiés par Susan Bennett comme deux des « plus précieux produits (culturels) d’exportation » du Québec. KÀ, qui a débuté au MGM Grand Hotel de Las Vegas en 2005, est considéré comme la production la plus onéreuse jamais montée en Amérique du Nord. Elle constitue une tentative pour mélanger le théâtre avec quelques-unes des tropes de la performance aérienne qui ont fait la réputation du Cirque. Cet article traite de la production de KÀ dans le double parcours du Cirque et de Lepage et défend la thèse suivant laquelle ses créateurs, en dépit d’avoir formulé une proposition scénique visuellement époustouflante et techniquement innovante, n’ont sans doute pas totalement saisi les défis esthétiques que représentait l’union de leur entreprise créative respective.This essay is a critical response to the first collaboration between what Susan Bennett has called two of Québec’s “most valuable (cultural) exports” – Robert Lepage and Cirque du Soleil. KÀ, which opened at Las Vegas’ MGM Grand Hotel in 2005, is widely understood to be the most expensive production ever staged in North America, and is an attempt to blend theatrical representation with some of Cirque’s trademark tropes of aerial performance. The essay discusses the production in the context of both Cirque’s and Lepage’s ongoing work, arguing that while KÀ is doubtless visually spectacular and technically innovative, its creators may not have fully fathomed the aesthetic and representational challenges that merging their creative enterprises presented

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