Cet article analyse les stratégies de survie et les formes de luttes pour la reconnaissance menées par les habitants de Cité Lajoie, un bidonville situé en bordure du quai de Port-au-Prince. Fruit d’un travail de terrain réalisé dans la Cité au début de 2007, il remet en question certaines théories relatives à la capacité des populations marginalisées de réaliser des actions collectives ainsi que d’avoir une subjectivité collective et des intérêts communs, et ce, à la lumière des actions entreprises par les résidents de Cité Lajoie.This article analyzes the strategies of survival and the struggles for recognition by inhabitants of Cité Lajoie, a shantytown located on the seaside of Port-au-Prince. It is based on field notes for a survey carried out in this city in 2007. In light of the actions undertaken by the population of Cité Lajoie, I question certain theories relating to the capacity or incapacity of marginal populations to carry out collective actions, to have a collective subjectivity and common interests