research

Petit traité du devenir rien à travers quelques figures féminines durassiennes

Abstract

Cet article se propose d’interroger trois oeuvres du corpus de Marguerite Duras, soit Le Vice-consul (1966), Détruire dit-elle (1969) et India Song (1973), en vue de souligner une étrange tension entre la faim, le désir et leur négation, à savoir l’entrée en anorexie. La question que cet article tente d’élucider est celle de la place du langage au centre même de la détresse et de ses liens avec la mise en récit du corps. C’est par le biais de l’analyse des corps maigres que nous aborderons un désir de perte qui, s’il répond à la nécessité d’enrayer la douleur, tend à l’abolition même des sujets en cette absence de toute mise en récit (qui s’apparenterait à une mise en corpus, une mise en corps).This essay offers a reading of three works of Marguerite Duras : Le Vice-consul (1966), Détruire dit-elle (1969) and India Song (1973). It explores some “eating disorders” that are involved in the itinerary of three feminine protagonists. This essay will attempt to explore the role of the language in the very core of the distress and its links with the narrative construction of the bodies. This demonstration will be done by analysing the thin bodies that symbolise the subject’s will to disappear in a place where no pain lies

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