Le mouvement surréaliste français est connu pour son refus du travail, littéraire en particulier. Une lecture attentive des textes surréalistes des années 1920 nuance cependant ce cliché de l’histoire littéraire. Des ambiguïtés, voire des ambivalences, se font jour dans plusieurs textes importants, des Champs magnétiques (1919-1920) à Nadja et au Traité du style (1927-1928) en passant par le Manifeste du surréalisme de 1924. Leurs auteurs en étaient conscients et ont tenté, pour diverses raisons mises au jour ici, d’en atténuer (on pense à Breton) ou au contraire d’en exagérer (on pense à Aragon) la portée.The French Surrealist movement is famous for shying away from effort, particularly when it comes to literature. However, a careful reading of some surrealist texts from the Twenties shades this history of French literature’s cliché. Ambiguity and ambivalence come to light in very important texts, whether Les Champs magnétiques (1919-1920), the Manifeste du surréalisme (1924), Nadja or Traité du style (1927-1928). Their authors were aware of it and tried to tone it down (in Breton’s case) or to exagerate it (in Aragon’s case)