Sur l’arrière-plan d’un souci partagé avec Robert Sévigny de ré-introduire
l’humain dans l’approche de la psychose et de définir des cadres de recherche tenant
compte de la complexité de l’humain, l’auteure décrit sa démarche comme relevant
d’une anthropologie de l’expérience sensible à ce qui déborde la mise en récit et au
rôle du contexte social et culturel dans l’élaboration de l’expérience de la
psychose. Elle illustre la valeur heuristique et éthique de cette démarche à partir
de trois sites de recherche : à Montréal, une étude la conduit à mettre l’accent sur
le rôle et le sens d’une position de « retrait positif » pour des personnes
diagnostiquées schizophrènes ; en Inde, des projets précisent le rôle de signifiants
culturels dans l’élaboration d’expériences limites comme la psychose ; dans le
Montréal pluriculturel, une étude illustre la place et le sens de la culture dans
les pratiques cliniques impliquant des patients en début de psychose.Sharing with Robert Sévigny the concern to re-introduce the human into the
approach to psychosis and to define research frameworks that take human complexity
into account, the author describes her approach as consistent with an anthropology
of experience sensitive to what lies beyond the narrative setting and the role of
the social and cultural context in the elaboration of the experience of psychosis.
She illustrates the heuristic and ethical value of this approach from three venues
of research: a study in Montreal led her to stress the role and meaning of a
position of ‘positive retreat’ for persons diagnosed as schizophrenic; projects in
India specify the role of cultural signifiers in the elaboration of borderline
experiences such as psychosis; finally, a study conducted in the multicultural areas
of Montreal illustrates the place and meaning of culture in clinical practices
involving patients at the onset of psychosis.A los orígenes de una preocupación compartida con Robert Sévigny de reintroducir
lo humano en el enfoque de la psicosis y de definir marcos de investigación que
tengan en cuenta la complejidad de lo humano, la autora describe su planteamiento
partiendo de una antropología de la experiencia sensible en la que enfatiza la
puesta en relato y el papel del contexto social y cultural en la elaboración de la
experiencia de la psicosis. Ilustra el valor heurístico y ético de este
planteamiento a partir de tres lugares de investigación : en Montreal, un estudio la
conduce a hacer hincapié en el papel y el sentido de una posición de ‘retirada
positiva’ para personas diagnosticadas esquizofrénicas ; en la India, proyectos
precisan el papel de significantes culturales en la elaboración de experiencias
límite como la psicosis ; en Montreal pluricultural, un estudio ilustra el lugar y
el sentido de la cultura en las prácticas clínicas que implican pacientes con
principio de psicosis