research

L’homme dans la nuit s’allume une lumière…

Abstract

Pour dire une parole sensée sur la mort, il est bon de s’inspirer de la pensée d’Héraclite d’Éphèse. Parmi les quelques fragments, préservés de la destruction et dispersés dans les oeuvres des anciens et des modernes, il a fallu choisir ceux qui dévoilent le lien paradoxal que le sage décèle entre la vie et la mort. Ce sont deux contraires inséparablement liés. En essayant de comprendre le sens de ces énoncés d’Héraclite, nous nous rendons compte que, dans le présent quotidien de toutes choses, la joie ne va pas sans la douleur, le bien sans le mal, la lumière sans les ténèbres, le jour sans la nuit. Et vice-versa ! La mort ne va pas sans la naissance, ni le conflit sans la réconciliation, ni le silence sans la voix, ni l’oubli sans la mémoire. Voilà donc la voie philosophique ou mystique, la quête d’une vérité existentielle, celle du mouvement et du changement, du devenir perpétuel de toutes choses et de l’unité des contraires.To say a sensible word on death, we like to examine the Heraclitus of Ephesus’ thinking. Among the number of fragments, left in the works of the ancient and contemporary writers, we chose those revealing the paradoxical link the writer had found between life and death. These two opposites are inseparably connected. While trying to understand the meaning of Heraclitus’ thought we observe that in his mind, joy can not be without pain, nor good without evil, nor light without darkness, nor day without night. And vice versa ! Death necessarily implies birth, conflict implies reconciliation, silence implies sound, oblivion implies memory. So Heraclitus expresses his philosophical or mystical way of thinking and living, his quest of an existential truth, that of movement and alteration, the perpetual development of all things and the unity of contraries

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