research

Ironie, valeurs cognitives et bêtise

Abstract

Cet article examine les théories de l’ironie comme feintise de Jancke (1929) et de Currie (2007) et défend une théorie de la feintise selon laquelle les évaluations de l’ironiste sont plus importantes que ses émotions, négatives et positives, et portent principalement sur les valeurs cognitives. L’objet formel de l’ironie est la bêtise et non pas une autre quelconque valeur négative éthique, politique ou esthétique. Je suggère que la conception de l’ironie ici esquissée ressemble à bien des égards à celle qu’on trouve dans les écrits de Robert Musil.This paper examines the pretence theories of irony of Jancke (1929) and Currie (2007) and argues for a pretence theory according to which the evaluations of the ironist are more important than his emotions, negative and positive, and bear principally on cognitive values. The formal object of irony is foolishness and not any ethical, political or aesthetic disvalue. I suggest that the view of irony outlined resembles in many respects the conception of irony to be found in the writings of Robert Musil

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