research

Ruines, décombres, chantiers, archives : l’évolution d’une figure dans le cinéma en Allemagne (1946-1993)

Abstract

Dans le présent article, l’auteur se penche sur le rôle qu’occupent les « ruines » en tant que figure privilégiée de la médiation cinématographique de la mémoire de l’après-guerre en Allemagne, de Die Mörder sind unter uns (Wolfgang Staudte, 1946) et d’autres Trümmerfilme de la jeune DEFA, à un bref épisode de Zweite Heimat (Heimat II, 1993) — deuxième chapitre de la chronique-fleuve d’Edgar Reitz. En comparant les différents traitements des ruines dans ces films, il s’agira avant tout de les envisager comme des objets de mémoire et de temps paradoxaux qui s’inscrivent au coeur de la mutation, non seulement de l’imaginaire de la ruine au xxe siècle, mais plus fondamentalement du cinéma lui-même.This article wishes to address the role of “ruins,” in post-war Germany, as an essential figure of the cinematic mediation of the memory, from Die Mörder sind unter uns and other early DEFA Trümmerfilme, to a short excerpt of Edgar Reitz’s Zweite Heimat (1993). In comparing the different modes of figuration of ruins in those films, they will be envisioned as paradoxical objects of time and memory, deeply inscribed, not only in the transformation of the imaginary of ruins in the 20th century, but more fundamentally in the mutation within cinema itself

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