Cet article traite du rôle et des significations de la maison monastique dans
les récits des moniales du monastère de Saint-Nicolas (Roumanie). C’est à travers
les récits des moniales, fortement ancrés dans l’expérience du communisme, que leur
attachement à la tradition orthodoxe-paysanne peut se comprendre. Face à la
persécution du régime communiste, les moniales de Saint-Nicolas ont trouvé refuge
dans l’espace domestique des maisons qu’elles ont construites à l’aide de leur
parenté. Ainsi les maisons sont-elles devenues les lieux ultimes de réclusion, de
conservation et de transmission de la mémoire spécifique du monastère.This article examines the role and significance of the monastic household in the
writings of the cloistered nuns of the monastery of Saint-Nicolas (Romania). Through
the accounts of the cloistered nuns, strongly anchored in the experience of
communism, one can begin to understand their attachment to the traditions of
folk-Orthodoxy. Faced with persecution by the communist regime, the cloistered nuns
of Saint-Nicolas found refuge in the domestic space of houses they built with the
aid of family members. Thus the homes became for them sites of ultimate reclusion,
of preserving and passing along the specific memories of the monastery