Dans La polyphonie du rêve (2002), l’auteur a exploré certains aspects de l’expérience onirique lorsque le rapport des rêveurs à leurs rêves est traversé par les rêves d’autres rêveurs. Dans cet article, la recherche se poursuit et porte sur le désir d’attribuer ses rêves à autrui et sur l’angoisse d’être dépossédé de son propre espace onirique. La clinique, relayée par l’analyse d’une nouvelle de J. Irving, montre que ces angoisses sont le plus souvent liées à la difficulté de constituer un espace interne qui soit pensable comme étant propre au sujet. L’empiètement ou l’intrusion de cet espace onirique crée un collage d’enveloppes psychiques, dont il n’est possible de se détacher qu’en se déchirant de la peau et la psyché maternelles