Yasmina Reza’s “Art” has been widely acclaimed ever since it opened in Paris in 1994: the different productions which have followed the French original in more than 40 countries have enjoyed equal success. This success, both among audiences and critics, may be attributed to the play’s universal themes, to the tone and richness of its dialogue and to the good acting most productions have displayed. But the fact that the play has been appreciated in so many different countries and languages inevitably implies that translation is also at the centre of its success. This paper analyses two translations of “Art” – Christopher Hampton’s English text and Josep M. Flotats’s version into Spanish –, which, despite having a similar aim, i.e., making the play function on stage, have followed different translation strategies to make it work in their different target contexts.« Art », de Yasmina Reza, a reçu un accueil extraordinaire dans le monde entier depuis sa représentation à Paris en 1994 : les différentes productions qui ont fait suite à la mise en scène originale dans plus de quarante pays ont atteint un succès semblable. Une telle réussite, aussi bien parmi les publics les plus divers que chez les critiques dramatiques, peut être attribuée aux thèmes universaux dont s’occupe la pièce, au ton et la richesse du dialogue, ainsi qu’au jeu excellent dont ont fait preuve la majorité des mises en scène. Mais le fait que la pièce ait été appréciée dans des pays et des langues si différentes implique, inévitablement, que la traduction joue également un rôle central dans un accueil si réussi. Dans l’article présent sont analysées deux traductions d’« Art » – le texte anglais de Christopher Hampton et la version espagnole de Josep M. Flotats –, lesquelles, bien qu’ayant été conçues dans un même but, à savoir, que la pièce puisse être jouée sur scène, révèlent différentes stratégies en matière de traduction afin qu’elle marche bien dans les divers contextes auxquels elle s’adresse