research

De L’ère du soupçon à Pour un nouveau roman. De la rhétorique des profondeurs à la rhétorique des surfaces

Abstract

Malgré les similitudes dans le recours à des notions clés comme la mort du héros et la disparition de l’intrigue, les deux principaux recueils d’essais du nouveau roman, à savoir L’ère du soupçon (1956) de Nathalie Sarraute et Pour un nouveau roman (1963) d’Alain Robbe-Grillet, se trouvent aux antipodes stylistiques. Tandis qu’une première hypothèse suggère que les variations relèvent du type d’auditoire auquel ils font appel (spécialistes, lecteurs des revues savantes ou amateurs de la presse écrite), une deuxième hypothèse explique les différences rhétoriques en fonction du style personnel typique de chaque écrivain : l’introspection de Sarraute et la polémique incessante de Robbe-Grillet avec les critiques de son oeuvre romanesque et théorique.Despite similarities in key terms, such as the death of the hero and the disappearance of the plot, the two main essay collections of the New Novel movement in France, namely Nathalie Sarraute’s The Age of Suspicion (1956) and Robbe-Grillet’s Towards a New Novel (1963), are strikingly different in style. While a first hypothesis explains the variations in terms of appeal to a different public (from experts to amateur readers in the press), a second hypothesis confirms that differences in rhetoric can be accounted for by the personal style of each writer: Sarraute’s self ponderation and Robbe-Grillet’s incessant polemic with the critics of his novels and essays

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