research

Musset, les romantiques et le Moyen Âge. Les enjeux d’une querelle

Abstract

L’influence de l’époque médiévale dans l’oeuvre d’Alfred de Musset (1810-1857) est loin d’être négligeable. Dès son plus jeune âge, en effet, l’auteur est plongé dans les récits de chevalerie et il se forge une image idéale et féerique du Moyen Âge, bien présente dans son oeuvre dramatique notamment. Dans plusieurs textes, cependant, Musset dénonce l’engouement des romantiques pour cette époque : il expose ses griefs, qui se situent tant sur le plan idéologique que sur un plan strictement littéraire. Voulant préserver sa propre vision de la littérature, de l’art et du Moyen Âge, Musset choisit alors, comme souvent, la voie de la dérision ; mais il plaide aussi, de manière beaucoup plus inattendue dans le contexte des années 1830, en faveur d’un retour à une forme pure de la tragédie qui devrait puiser ses sujets dans le Moyen Âge national.The influence of the Middle Ages on the work of Alfred de Musset (1810-1857) is far from being negligible. Indeed, from childhood the author submerged himself in tales of chivalry and created for himself an ideal and fairy-like picture of the Middle Ages, which is particularly perceptible in his dramatic works. In several texts, however, Musset denounces the romantics’ infatuation with that age : he reveals his concerns both on an ideological level and on a strictly literary level. In an attempt to preserve his own vision of literature, of art and of the Middle Ages, Musset then chooses, as frequently before, a tone of derision ; but he also pleads, in a much more unexpected way in the context of the 1830s, in favour of a return to a pure form of tragedy that should draw its themes from the country’s medieval past

    Similar works