research article

Enquêtes entomologiques préparatoires à une lutte à grande échelle contre les glossines, assistées par un système d’information géographique : cas de la Pattec au Burkina Faso

Abstract

A geographic information system is a helpful tool for the defi­nition of a control plan against tsetse. Its practical application in entomological data collection for the planning and future evaluation of tsetse control was carried out in Western Burkina Faso from December 2007 to November 2008. The sampling area was selected according to the main rivers basins and the limits of Glossina palpalis gambiensis and G. tachinoides dis­tributions. The study area was gridded in 100-kilometer-square cells. In each cell a maximum of 13 potential trapping sites were selected, then spotted in the field by using a global posi­tioning system. The entomological survey was carried out with biconical Challier-Laveissière traps collected 72 hours after their installation. The data analysis was performed with binomial mixed random and Poisson distribution models. Mapping was carried out with Arc GIS 9.3 to help to deter­mine the Northern limit (12° 45’ N) of tsetse distribution in the target area. The proportions of infested sites were 89.6 and 76.4% on the ascending and descending sections of Mou­houn River, respectively (the first flows northeastward from the spring, and the second southeastward, then southward from the confluence with Sourou River), and 16.7 and 10.3% on their tributaries, respectively. Between isohyets 700–800 and 800–900 m no significant differences were observed in tsetse apparent density per trap or in the infested sites. Both trapped species were however distributed unevenly depending on the sections of Mouhoun River. On the ascending branch G. p. gambiensis represented 79.5% of tsetse catches, and on the descending branch G. tachinoides represented 96.0% of them. Catches of mechanical vectors were relatively few. Their distri­butions were similar to that of tsetse but with higher densities on some tributaries.Un sistema de información geográfica es un instrumento útil para la definición de un plan de control contra la tse-tsé. Se llevó a cabo su aplicación práctica para la recolecta de datos entomológicos para el planeamiento y la evaluación futura del control de tse-tsé en Burkina Faso del Oeste, entre diciembre 2007 y noviembre 2008. La zona de muestreo se seleccionó de acuerdo a los principales lechos fluviales y a los límites de distribución de Glossina palpalis gambiensis y G. tachinoides. El área de estudio se cuadrilló en celdas de 100 kilómetros cuadrados. En cada celda se seleccionaron un máximo de 13 potenciales sitios de trampas, encontrados en el campo mediante el uso de un sistema de posicionamiento global. La encuesta entomológica se llevó a cabo con trampas bicóni­cas de Challier-Laveissière, recolectadas 72 horas después de la instalación. El análisis de datos se realizó mediante el modelo al azar mixto binomial y de distribución de Poisson. El mapeo se llevó a cabo con Arc GIS 9.3 con el fin de ayudar a determinar el límite norte (12° 45’ N) de la distribución de la tse-tsé en el área de enfoque. Las proporciones de los sitios infestados fue de 89,6 y 76,4% en las ramas ascendente y descendente del río Mounhoun respectivamente (las primeras corrientes orientadas noreste desde la naciente y la segunda sudeste, luego hacia el sur del confluente con el río Sourou), y 16,7 y 10,3% de sus afluentes respectivamente. Entre isohie­tas 700–800 y 800–900 m, no se observaron diferencias sig­nificativas en la densidad aparente de la mosca tse-tsé, ni por trampa ni en los sitios infestados. Sin embargo, las dos espe­cies atrapadas fueron distribuidas de forma desigual en fun­ción de las ramas del río Mouhoun. En la rama ascendente, G. p. gambiensis representó el 79,5 % de las capturas de la mosca tse-tsé , y en la rama descendente G. tachinoides repre­sentó el 96,0 % de ellos. Las capturas de vectores mecánicos fueron relativamente pocas. Sus distribuciones fueron simila­res a la de la mosca tse-tsé, pero con densidades más altas en algunos afluentes.Le système d’information géographique constitue une aide considérable lors de la définition d’un plan de lutte contre les glossines. Son application pratique pour la collecte de données entomologiques servant de base à la planification de la lutte et à son évaluation future a été faite dans l’ouest du Burkina Faso, de décembre 2007 à novembre 2008. Choisie pour englober les bassins versants des principaux fleuves ou rivières et les limites de distribution de Glossina palpalis gambiensis et G. tachinoides, la zone d’étude a été divisée en cellules de 10 km x 10 km. Dans chaque cellule, un maximum de 13 sites potentiels de piégeage ont été sélectionnés par l’utilisation d’imagerie satellite, puis repérés sur le terrain à l’aide du système mondial de positionnement (GPS). L’enquête entomologique a été réalisée avec des pièges biconiques Challier-Laveissière et les récoltes ont eu lieu 72 heures après leur installation. L’analyse des données a été conduite en utilisant des modèles aléa­toires mixtes binomiaux et de distribution de Poisson. La cartographie, réalisée avec le logiciel Arc Gis 9.3, a permis de déterminer la limite nord (12° 45’ N) des glos­sines dans la zone d’intervention. Les proportions de sites infestés étaient de 89,6 et 76,4 % respectivement au niveau des sections ascendante et descendante de la rivière Mouhoun (la première coule vers le nord-est depuis la source, la seconde vers le sud-est puis le sud après avoir conflué avec le Sourou), et de 16,7 et 10,3 % respectivement au niveau de leurs affluents. Entre les isohyètes 700–800 m et 800–900 m aucune différence significative n’a été observée dans les densités apparentes des glossines par piège, ni dans les sites infestés. Les deux espèces de glossines cap­turées étaient distribuées différemment selon les sections du Mouhoun : les cap­tures étaient composées de 79,5 % de G. p. gambiensis sur la section ascendante et de 96,0 % de G. tachinoides sur la section descendante. Les captures de vecteurs mécaniques ont été relativement faibles, leur distribution étant comparable à celle des glossines avec cependant quelques densités importantes sur les affluents

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