research

La microcirculation chez les patients en choc septique à deux objectifs de pression artérielle moyenne de 65 et 85 mmHg

Abstract

Le choc septique est caractérisé par des anomalies macro et microcirculatoires. La technique de spectroscopie en proche infra-rouge (NIRS) permet d’approcher la microcirculation au niveau de l’éminence thénar. Cette technique mesure la saturation musculaire en oxygène (StO2) et la pente de resaturation lors d’un test d’occlusion vasculaire qui possède un intérêt physiologique (indicateur de la réserve microcirculatoire) et pronostique. Cette étude avait pour objectif principal de comparer l’état microcirculatoire et en particulier la pente de resaturation des patients en choc septique à deux niveaux de PAm cible : 65 mmHg et 85 mmHg. Vingt-deux patients ont été inclus à la phase précoce d’un choc septique après rétablissement d’une Pam à 65 mmHg. Nous avons trouvé globalement une amélioration de la pente de resaturation de la StO2 à 85 mmHg de PAm vs. 65 mmHg (2,6 [1,5] vs. 3 [1,4] ; p=0,021). Il n’y avait pas de différence significative pour les autres variables microcirculatoires (StO2, pente d’occlusion, aire d’hyperhémie) aux deux niveaux de PAm. Toutefois chez certains patients, la pente de resaturation était clairement meilleure (plus élevée) à 65 mmHG de PAm vs. 85 mmHg. Nous n’avons pas pu identifier les caractéristiques de cette sous-population.Au total, cibler une PAm de 85 mmHg est globalement associé à un meilleur état microcirculatoire qu’une PAm de 65 mmHg, surtout en terme de pente de resaturation de StO2. Il existe une forte variabilité interindividuelle plaidant en faveur d’une évaluation personnalisée de la microcirculation afin de mieux définir le niveau de PAm que doit cibler la réanimation du choc septique par remplissage vasculaire et vasopresseurs

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