La mortalité néonatale chez l’espèce canine est un enjeu majeur, avec l’un des plus forts taux de mortalité (entre 9 et 34%) parmi les espèces domestiques. Les causes principales de cette mortalité sont les dystocies suivies des infections bactériennes. Le diagnostic de ces infections est souvent post-mortem. Après avoir défini la notion de sepsis et de biomarqueurs nous avons étudiés six paramètres (protéine C-réactive, procalcitonine, protéines totales, albumine, rapport albumine/globulines et immunoglobulines G) chez une population de chiots sains (56 individus) et une population de chiots décédés d’infection bactérienne (44 individus). L’analyse statistique multivariée a permis de mettre en évidence des effets de l’âge des chiots, ainsi que du format racial sur les valeurs de ces paramètres. Aucun des biomarqueurs étudiés n’a une valeur diagnostique suffisante pour permettre le diagnostic précoce des infections bactériennes chez les chiots. Cette étude a permis de calculer des intervalles de références pour chacun des paramètres pour les chiots nouveau-nés