Ese artículo pone en tela de juicio la noción de aculturación (en el siglo XVII) de los medios notariales indígenas al analizar un corpus de 200 testamentos en nahuatl procedentes del México central. Las terminologías más sensibles a la hispanización (elementos de la invocación inicial, firmas de los secretarios) fueron comparadas por periodo y por secretario. Les resultados del análisis demuestran que ningún secretario redacta algún testamento en forma idéntica y que las variaciones linguísticas que se encuentran entre uno y otro testamento no pueden ser consideradas como indicadores seguros de la hispanización del mundo notarial indígena.La demostración se ilustra con el ejemplo de dos testamentos redactados el mismo día por el mismo secretario para la misma persona. El contraste entre los dos textos permite rebazar el análisis etnolinguístico diacrónico (que supuestamente da cuenta de la hispanización) en beneficio de un acercamiento sincrónico privilegiando el contexto cultural en el que se creó el texto. Así, de uno a otro testamento, aparece que las verdaderas variaciones son el hecho de una adaptación a las exigencias del entorno socio-cultural de los testadores, tomando un lugar especial les estrategias familiares de transmisión.Cet article remet en cause la notion d'acculturation (dès le XVIIe siècle) des milieux notariaux indigènes en analysant un corpus de 200 testaments nahuas provenant du Mexique central. Les terminologies sensibles à l'hispanisation (éléments de l'invocation initiale, signatures des notaires) ont été comparées par période et par notaire. Les résultats de l'analyse démontrent qu'aucun notaire ne rédige de la même manière un testament et que les variations linguistiques que l'on trouve d'un testament à l'autre ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs fiables de l'hispanisation du milieu notarial indigène. La démonstration est illustrée par l'exemple de deux testaments rédigés le même jour par le même notaire pour la même personne. Le contraste entre les deux textes permet de dépasser l'analyse ethno-linguistique diachronique (censée rendre compte de l'hispanisation) au bénéfice d'une approche synchronique privilégiant le contexte culturel dans lequel le texte est créé. Ainsi, d'un testament à l'autre, il apparaît que les véritables variations sont le fait d'une adaptation aux exigences du milieu socio-culturel des testateurs, notamment des stratégies familiales de transmission