research

La société laïque

Abstract

Les cartes et plans figurant dans l'édition originale (plan du château de Habsbourg, plans de villages, carte de la région de Metz) ne sont pas reproduits ici.Ce chapitre présente une tentative de synthèse sur le fonctionnement de la société laïque en Allemagne au XIIIe siècle, fondée sur la bibliographie disponible en 1994. Considérant qu'une société constitue un ensemble articulé de rapports sociaux, cette synthèse est construite sur une série de quelques rapports sociaux (série incomplète dans la mesure où l'Église et la société urbaine sont traités dans d'autres chapitres de l'ouvrage) : nobles et non-nobles (incluant également l'examen des binômes libres/ministériaux et châtelains/chevaliers), seigneurs et vilains, ruraux et citadins. Le phénomène social de base, déjà entamé au moins au XIIe s., qui semble affecter les divers rapports sociaux est la substitution progressive de structures sociales enracinées dans l'espace à des structures sociales fondées sur des statuts personnels (noblesse, ministérialité, servage, ethnie, etc.). Ces cadres de fixation spatiale sont notamment la seigneurie, le village, la ville, sans oublier la paroisse, le diocèse, etc. ; le seul statut personnel qui subsiste désormais est celui d'une catégorie inintégrable dans la chrétienté spatialisée et par là même marginalisée : celle des juifs. Toute l'histoire sociale ultérieure de l'Empire (comme de l'Occident) repose sur ce rapport à l'espace que le XIIIe s. a vu achever de se mettre en place

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