Cet article est la traduction d'une allocution prononcée par Lord Morgan à l'occasion d'une conférence sur le New Labour, in, Valérie AUDA-ANDRE (ed.), Les années Blair, Toulon : Observatoire de la Société Britannique & BABEL, 2007, intitulée The Blair Government and the Afghan Terrorist Crisis Traduction de Valérie Auda-André, Jean-Philippe Fons, Gilles Leydier, Jean-Paul Révauger et Timothy WhittonInternational audienceLe 8 juin 2001, le gouvernement de Tony Blair aurait dû être au comble du bonheur ; il venait de remporter les élections pour la deuxième fois consécutive. Pour la première fois de son histoire vieille d'un siècle, le Parti travailliste avait gagné de façon exemplaire le droit d'exercer un deuxième mandat électoral. Sa majorité de 167 sièges était presque aussi écrasante que celle obtenue lors des élections de 1997. Pratiquement toutes les avancées réussies alors avaient été consolidées dans tout le pays. Le Parti conservateur était pratiquement en déroute et malgré tous les efforts déployés pendant la campagne électorale de 2001, il n'avait réussi à emporter qu'un total de 166 sièges, tout juste un de plus qu'en 1997. Le chef du Parti, William Hague, démissionna sur le champ