International audienceBased on the striking literary and symbolic affinity between Ovid and the author of On the Sublime, this paper aims to identifiy the « poetic » nature of the treatise through a « Longinian » reading of the Pomona and Vertumnus episode in Ovid’s Metamorphoses XIV, followed by a brief Ovidian reading of the Sublime. In conclusion, it extends the analysis to Seneca in order to complete the definition of a common ingenium based on the transformative power of the passions.Le Traité du Sublime constitue, comme les Métamorphoses, une expérience littéraire inédite, fondée sur le postulat d’un effacement possible des frontières, quelles qu’elles soient. C’est la même histoire, celle d’une double équivalence, entre écrire et penser l’écriture et entre écrire et aimer, et celle d’une vie consacrée à élaborer une œuvre totale capable de concilier rhétorique et poétique, ars et expérience personnelle, écriture et passion,d’accueillir en elle tous les genres littéraires et de conférer à son auteur l’immortalité due à ceux qui réussissent à tendre, au dessus des abîmes, un fil entre les sommets. Il y a dans la force de cette visée quelque chose de foncièrement physique et même athlétique, qui va de pair avec le fait que la métamorphose et le sublime, s’ils résultent des mouvements de l’âme, adviennent dans les corps