En 2014, l’année internationale de l’agriculture familiale aura été l’occasion d’une abondante production scientifique sur les diverses problématiques que recouvre cette forme sociale d’agriculture très largement majoritaire sur la planète, en particulier sous forme d’ouvrages(Bélières et al., 2014 ; Bosc et al. (à paraître) ; Guétat-Bernard, 2014 ; Sourisseau, 2014). Les travaux ne manquent pas non plus par le passé, que ce soit sur l’agriculture familiale (Caron et Sabourin, 2001 ; Lamarche, 1992, 1994 ; Mazoyer et Roudard, 1997) ou plus spécifiquement sur l’exploitation agricole familiale (Barthez, 2003 ; Brossier et al., 2003 ; Chia et Dugué, 2006 ; Dedieu et al., 2008 ; Gafsi et al., 2007 ; Laurent et Rémy, 2000 ; Mayaud, 1999 ; Penot, 2012 ; Rémy, 2013). En France comme ailleurs, les recherches sur l’exploitation agricole interrogent régulièrement son caractère familial, sa permanence, ses recompositions ou son effacement (Hervieu et Purseigle, 2013 ; Mundler et Rémy, 2012 ; Rémy, 2011). Unité de base de recensement et de création de données statistiques (Barthez, 1986 ; Laurent et al., 1994), l’exploitation est aussi une cible privilégiée des politiques publiques agricoles, rurales, environnementales, et désormais alimentaires, ce qui en fait un objet de connaissance de premier ordre. Dans ce contexte, quelles sont les ambitions de ce nouvel ouvrage sur l’exploitation, l’agriculteur et l’activité agricole en famille