research

Relations agriculture-élevage

Abstract

Les auteurs exposent l'étude pluridisciplinaire menée par l'ORSTOM (département Indépendance alimentaire) sur un village important du Yatenga où se côtoient plusieurs groupes ethniques et où l'agriculture et l'élevage sont des activités comparables. Un suivi régulier d'exploitations (50) a permis de les stratifier. Une approche historique et cartographique peut les restituer dans leur contexte. En s'appuyant sur un cas type, les auteurs montrent comment certaines familles mossi dont l'activité principale est le commerce, ont réagi à une dégradation générale des ressources du village : activités extérieures du village, développement de leurs élevages. Les peul, autrefois dominants, doivent faire face à la moindre mobilité de leurs troupeaux, à la dégradation avancée des parcours, et à l'accès réduit aux bas-fonds. Désormais, ils vivent une situation précaire. Certains, comme le cas que nous présentent les auteurs, font le choix de migrer définitivement vers le sud, avec tous les risques que cela comporte pour eux et leurs animaux. L'état d'avancement des travaux sur Bidi permet déjà de tirer deux enseignements : d'une part, on ne comprend le fonctionnement d'une exploitation qu'en examinant l'organisation de l'ensemble des exploitations face à un espace et des ressources limitées. D'autre part, les formes d'intervention du développement, plutôt axées sur l'agriculture et l'élevage sédentaire, pourraient accentuer au lieu de résorber les phénomènes de dégradation du milieu, à moins qu'elles ne s'appuient sur des modèles de fonctionnement reproductibles. (Résumé d'auteur

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