Le paludisme est une cause majeure de morbidité et de mortalité en Côte d'Ivoire. Ceci justifie de préciser les aspects épidémiologiques particuliers à chaque région pour permettre la mise en oeuvre de mesures de contrôle adaptées. Dans ce contexte, une étude sur la transmission du paludisme a été menée de janvier à mai 1993 simultanément avec des enquêtes paludométriques à Alloukoukro, village de savane humide situé au centre de la Côte d'Ivoire. #Anopheles gambiae s.l. et #Anopheles funestus étaient les deux vecteurs du paludisme présents dans ce village. Ils représentaient 53,7% des Culicidés capturés tout au long de l'étude avec des variations mensuelles importantes liées à la pluviométrie. #Anopheles gambiae s.l.repreˊsentait92,2 était peu abondant et ne joue donc qu'un rôle limité dans la transmission en début de saison pluvieuse. Les enquêtes paludométriques ont montré que #Plasmodium falciparum et #Plasmodium malariae étaient les espèces plasmodiales qui circulaient dans ce village. L'infection palustre était importante chez les enfants de 0 à 14 ans. Les indices plasmodiaux étaient égaux à 45,5% en mars et à 82,2% en mai, début de la saison des pluies. Les indices spléniques étaient de 20,1% en mars et de 22,6% en mai. La prévalence de l'infection palustre en mai s'accompagnait d'une élévation de la parasitémie moyenne chez les enfants. Les enquêtes cliniques ont montré que le paludisme constituait 64,4% des motifs de consultation en saison des pluies et représentait donc l'une des principales causes de morbidité en particulier chez les enfants. (Résumé d'auteur