Les conditions d'apparition du ruissellement de surface, et les valeurs limites que peut atteindre l'infiltration sont étudiés expérimentalement par simulation de pluie sur des sols à végétation contrastée du Mont Lozère (Sud du Massif Central, France), développés sur arène granitique peu profonde. Les résultats mettent en évidence la forte capacité d'infiltration du milieu naturel, mais aussi la grande variabilité spatiale de cette capacité d'infiltration, pour aboutir à un schéma de fonctionnement dans lequel, si la circulation hypodermique, à la limite de la roche saine, demeure le processus essentiel de transfert de l'eau entre son point de chute et le cours d'eau, le ruissellement sur les versants n'est pas exclu et peut jouer un rôle important dans la formation des crues. Par ailleurs il semblerait qu'une pelouse en bon état, couvrant parfaitement le sol, présente une aussi bonne protection contre le ruissellement et l'érosion que les litières forestières testées. (Résumé d'auteur