Les autorités ivoiriennes ont créé de toutes pièces des villages dans une zone vide du Nord-Est pour y installer et y fixer des Lobi. Ceux-ci pratiquent une agriculture dynamique et performante, qui associe à des céréales nourricières l'igname, plante alimentaire destinée aux marchés urbains. Mais les techniques très extensives supposent une migration constante des producteurs à la recherche de nouvelles terres à culture. Le coton, qui entraîne une intensification des techniques et favorise une stabilisation des populations, a été introduit depuis peu. Mais son succès est limité et inégal car il s'agit d'une spéculation beaucoup moins rémunératrice de l'effort que l'igname. Les Lobi coutinuent de migrer. (Résumé d'auteur